| Les Winance à Binche Partie 4 |
°9/5/1818 Binche
Fille de Hubert Joseph Winance, marchand chapelier en 1839, et d'Amélie Thérèse
Gigonon, décédée le 15/5/1838 à Binche.
Epouse, le 6/2/1839, à Binche, Léopold Honoré Gravis, tailleur d'habits, né le
16/5/1814 à Binche, fils de Charles Gravis, décédé le 13/3/1827 à Binche, et de
Marie Thérèse Lebeau, marchande en 1839 (voir les dossiers Lebeau).
Témoins mariage: François Gravis, 22 ans, tailleur d'habits, frère de l'époux.
Honoré Lebeau, 52 ans, boulanger, oncle de l'épse.
Léopold Lebeau, 47 ans, boulanger, oncle de l'épse.
Joseph Hubert Winance, 42 ans, marchand, oncle de
l'épouse.
J'ai un problème puisqu'on note la succession de Julie Marie WINANCE, décédée
à Binche le 17/1/1886, à l'âge de 68 ans. Le problème est qu'elle est déclarée veuve
de Léopold Gravis. S'agit-il de Marie Thérèse? La succession consiste en une
maison cadastrée B856. Les enfants présents sont:
- Marie Baude veuve Hubert Gravis
- Joséphine Gravis, épouse Jules Deliège
- Léopold Gravis, percepteur des télégraphes à Braine le Comte.
- Virginie Gravis, épouse Antoine Piernode, instituteur communal à Erquelinnes.
- Julie Gravis, épouse Alfred Lebrun, négociant.
- Anne Gravis, épouse Alexandre Delatour, marchand tailleur.
°13/6/1819 Binche
+31/8/1904 Binche
Fille d'Alexis Auguste Winance, voiturier en 1840, et de Marie Thérèse Joseph
Françoise FRANCOIS, décédée le 26/2/1830 à Binche.
Dentellière, Caroline épouse, le 28/1/1840, à Binche, Auguste Joseph Clara,
briquetier, né à Ressaix le 14/1/1812, fils de Herman Clara, briquetier, et
d'Ursmarine Dregniet.
Les témoins du mariage sont:
- Louis Clara, 37 ans, briquetier à Binche, frère de l'époux.
- Florimond Clara, 25 ans, briquetier à Ressaix, frère de l'époux.
- Léonard Rochez, 37 ans, charon, oncle de l'épouse.
- Constantin Gaillard, 59 ans, marchand de farine, oncle de l'épouse.
Au recensement de 1847, le couple habite Battignies. Auguste est toujours
briquetier. Ils y emménagent probablement après 1853 (voir dates de naissance des
enfants.
Enfants du couple:
- Auguste Clara, briquetier en 1847-1857 °22/3/1840 Binche
- Flore Clara °1/4/1848 Ressaix
- Flore (?) °1/12/1853 Ressaix
En 1900-1910, Caroline Winance est veuve et vit seule rue de Merbes à Binche.
Elle y décède le 31/8/1904.
°6/2/1808 Binche
+9/2/1882 Binche
Fille de Félix Winance, pelletier en 1841, et de Marie Françoise Tilliot.
Epouse, le 19/1/1841, à Binche, Louis (Charles) Colman, boulanger, né le
19/6/1810, fils d'Ursmer Joseph Colman, boulanger en 1841, et de Marie Joseph
Sébille. Joséphine vit alors chez ses parents.
Témoins mariage: François Colman, 28 ans, tailleur d'habits, frère de l'époux.
André Winance, 46 ans, pelletier, frère de l'épouse.
Félix Winance, 43 ans, pelletier, frère de l'épouse.
Joseph Colman, 25 ans, marchand tailleur.
Au recensement de 1847, le couple habite rue St Paul n 31, même rue que la soeur
de Joséphine, Françoise Augustine.
Louis Colman est boulanger et ne semble avoir aucun lien avec le travail du cuir
sauf qu'il possède la tannerie où exerce Félix et ses enfants en co-propriété (voir
Félix Winance).
Deux enfants du couple (présents au recensement de 1870-1890):
- Louis Joseph Colman, boulanger 20/11/1841
- Charlotte Joséphine Louise Colman 1/12/1844
Dans le livre des propriétaires de Binche (1845 et après), le couple Colman-
Winance possède deux maisons rue de Namur (parcelles B425 et B426a) qui
deviendra rue de Charleroi. Cela devient cinq maisons par la suite (B 426e, B426f,
B426g, B425b, B425c). Le couple possède encore 2 maisons rue St-Paul: B45
(vendue en 1905?) et B46 (vendue après une succession en 1886?). Tous ses biens
sont transmis aux enfants Louis, maître boulanger, et Charlotte.
Louis Colman décède le 13/8/1885 à Binche. Il est alors veuf de Joséphine
Winance. Les enfants présents à la succession (A.E.Mons Binche I vol. 69 n 23)
sont: Louis Colman, maître boulanger et Charlotte Colman, célibataire.
La succession consiste
1 ) en la moitié des maisons faisant partie de la communauté qui a existé entre le
défunt et son épouse: cadastre B45b et B45c, rue St Paul, B426g, B425b, B425c,
rue de Charleroi. Propriétés acquises devant Me Fontaine, 22/4/1851.
2 ) 9/16 d'une maison sise à Binche, rue St-Paul, cadastrée B46b. Les 7/16 restant
appartiennent à Elisa Colman, veuve François DELHAYE. Louis Colman possédait
3/16 à titre d'héritier de ses père et mère et 6/16 en vertu d'acquisition à Gustave
Colman et Julie Colman (Me Lecocq, 14/4/1872, enregistré 15/4/1872). Si on en
croit le livre des propriétaires (voir plus haut), cette maison sera vendue en 1886.
°21/1/1821 Binche
Fille d'Alexis Auguste Winance, voiturier en 1842, et de Marie Thérèse Françoise
François, décédée le 26/2/1830.
Epouse, le 30/11/1842, à Binche, Charles Ursmer Empain, né le 19/11/1820 à
Binche, fils d'Alexis Ursmer Empain, décédé à Binche le 25/9/1837, et de Françoise
Dufour, repasseuse, assistée de son second époux, Léonard Rochez, charon
domicilié à Binche (veuf de Désirée Winance, décédée en 1841, fille d'Alexis II?).
Contrat de mariage devant maître Charles Sibille.
Témoins mariage: Charles Henry Dufour, 35 ans, cordonnier, oncle de l'époux.
Désiré Adam, 38 ans, briquetier, oncle de l'époux.
Auguste Joseph Blumart, 53 ans, marchand, oncle de
l'épouse.
Désiré Blarion, 26 ans, cabaretier, ami.
Au recensement de 1847-1857, le couple habite Impasse Ste-Anne. Charles Ursmer
est qualifié de "vitrier" et Désirée de "couturière".
Enfants du couple recensés au même domicile en 1847-1857:
- Alexis Charles Empain 22/12/1842
- Clémence Empain 5/10/1844
- Alfred Empain 23/11/1846
- Gustave Empain 21/9/1849
- Camille Empain 4/3/1854
°29/9/1816 Binche
+23/3/1850 Binche
Fils de Nicolas et de Marie Josèphe Tison.
Philippe Auguste est menuisier. Il épouse Florence Agnes Buisseret, dentellière,
à Binche le 28/12/1846.
Florence Agnes Buisseret: °17/8/1811 Binche
+17/3/1881 Binche
Florence Buisseret est alors veuve de Charles Joseph Ramboux, décédé à Binche
le 15/9/1840. De ce premier mariage naît un enfant: Léon Ramboux [°6/12/1832(?)].
Florence est la fille de Maximilien Buisseret, menuisier, et de Bauduine Wauquier,
domiciliés à Binche.
Philippe Auguste quitte la rue des Pelletiers pour aller habiter dans la maison,
située rue de l'Ecole, actuelle rue des Ecoliers, dont Florence Buisseret a hérité de
feu Charles Joseph Ramboux. Philippe Auguste mourra jeune en ne laissant que
deux fils. A sa succession, il ne délaisse aucun bien. Il est alors nommé Auguste
et non pas Philippe Auguste.
Enfants du couple:
- Nicolas Victor °21/4/1847 Binche
+25/1/1918 Binche
Se fait appeler «Victor».
- Adhémar Auguste °14/8/1848 Binche
+20/9/1848 Binche
°17/3/1814 Bevere (Audenaerde)
+22/1/1860 Binche
Fils de Jacques Nachtergaele, 32 ans en 1814, boulanger, décédé à Auwegem le
23/6/1850, boulanger, et d'Isabelle Marie Vanderstraeten, toujours vivante en 1860.
Voir appendice Nachtergaele - Winance II pour l'ascendance de Henri Nachtergaele.
Henri Nachtergaele va à Binche où il épouse, le 18/10/1848, Caroline Hupin,
dentellière, née le 22/8/1816. Les parents de Henri sont "...consentants en vertu
d'acte fait et passé en brevet à Auwegem en l'étude et pardevant maître Joseph
Christiaens notaire audit Auwegem le deux septembre dernier...". Les parents
n'assistent donc pas au mariage.
Caroline Hupin est la fille de François Hupin, cordonnier et marchand, et de
Victoire Cordier, marchande. Un des témoins est Antoine Hupin, boulanger, 35 ans,
frère de l'épouse.
Le couple habite rue du Cygne. Henri exerce la profession de boulanger comme son
père.
Caroline Hupin meurt le 24/2/1850 sans laisser d'enfants.
Henri Nachtergaele épouse alors, le 6/11/1850, en seconde noce, Marie Monyé, née
à Paris (France), 9 arrondissement, le 15/7/1825 et qui habite alors Binche. Un des
témoins est Benoit Nachtergaele, 22 ans, mécanicien, domicilié à Valenciennes,
frère d'Henri.
Marie Monyé ° 15/7/1825 Paris
+ 7/9/1882 Binche
Le couple va habiter rue des Pelletiers, actuelle rue de Biseau (recensement de
1856). Henri est alors boulanger cabaretier. Selon ses descendants actuellement en
vie à Binche, il aurait obtenu (ou plutôt Marie Monyé plus tard) l'exclusivité de la
vente d'une levure synthétique à Binche. On cite même la marque «Levure Royale».
C'était la première fois qu'une levure synthétique était introduite à Binche et les
Nachtergaele auraient fait fortune avec sa commercialisation. Je cite également
Marie-Louise Nachtergaele, l'arrière-arrière-petite-fille d'Henri et de Marie Monyé,
née le 19/3/1939. Elle raconte que son père Marcel parlait avec fierté d'une arrière-
arrière.... «Euphémie de Monget», de petite noblesse française, qui aurait épousé un
Nachtergaele qui possédait une boulangerie-pâtisserie fine au coin de la rue de
Mons (la maison existe toujours et Marie-Louise l'a encore connue comme
pâtisserie). Cette dame, je la cite toujours, a été la première à faire connaître et
entrer en Belgique, la levure qui a remplacé le levain. On venait, paraît-il, de
partout pour lui en acheter.
Enfants du couple:
- Marie Ursmarine °17/7/1853 Binche
- Henri Fernand °2/3/1855 Binche
- Louise Euphémie Désirée °31/3/1858 Binche
+6/8/1907 Binche
Henri meurt le 22/1/1860.
Au recensement de 1870-1890, Marie Monyé habite Grand'place, 6. Il s'agit
probablement du magasin qui sera transmis, par héritage, à Louise Euphémie et qui
sera tenu en 1930 par les soeurs Deneufbourg, Emilia et Denise (voir plus loin).
Ce magasin sera appelé "chez Phémie" au 20è siècle. En 2000, j'ai encore rencontré
quelqu'un qui avait gardé le souvenir du nom "chez Phémie". Ma mère, Jacqueline Lison,
se souvenait encore (elle avait alors 10 ans ou moins) de cette épicerie où les
denrées étaient encore vendues en vrac dans de grandes jarres en verre.
Marie Monyé est qualifiée de «marchande de levures et de légumes». Elle y meurt
le 7/9/1882.
Voir acte d'achat de la maison rue de la Hure/Grand'Place
Selon Georges Nachtergaele, cousin de Marie-Louise, né en 1931, il a encore le
souvenir d'une ruelle qui se trouvait à côté du magasin (maintenant n°4
Grand'Place) et qui donnait sur la rue de la Gaieté. Cette ruelle serait maintenant
occultée par une maison. Marie-Louise Nachtergaele dit qu'il existe encore une
«Ruelle Nachtergaele» qui débouchait sur la rue de la Gaieté et est maintenant
fermée. Il s'agit probablement de la même ruelle.
Habitent alors avec Marie Monyé:
1) Marie Nachtergaele, épouse Victor Winance et part, avec lui, à Morlanwelz le
7/8/1876. Voir plus loin.
2) Henri Fernand Nachtergaele s'est marié le 22/1/1878 avec Céline Levallois. Voir
plus loin.
3) Louise Euphémie Désirée se marie le 26/8/1884, à Binche, avec Emile Zéphiron
Deneufbourg, professeur de musique, né à Binche le 21/5/1857.
Dans le livre des propriétaires de Binche, on note que "Nachtergaele Marie et
consorts, veuve marchande" est propriétaire d'une maison rue de la Hure, cadastrée
B279. La maison est achetée le 21/4/1871. Marie Monyé en a l'usufruit et ses
enfants la nue propriété. Voir appendice Winance n 9 pour les conditions d'achat
de la maison. La maison sera totalement reconstruite et divisée en trois maisons.
L'une d'elle contiendra une épicerie en 1930 au n 4 Grand'Place (voir les
Deneufbourg plus loin).
°17/5/1830 Binche +30/8/1911 Binche Fille d'Hubert Joseph Winance et d'Amélie Thérèse Gigonon Epouse, le 25/6/1851, à Binche, Théodulphe Victor Brichot, cordonnier, né le 25/7/1822 à Binche, fils de Ferdinand Brichot, cordonnier, et de Victoire Rivière, décédée à Binche le 25/11/1844. Un des témoins est Charles Delwarde, 30 ans, casquettier, beau-frère de l'épouse. Au recensement de Binche de 1900-1910, Théodulphe Brichot est décédé et Adélaïde vit, rue St-Paul, chez son beau-fils Edouard Sibille, contremaître, né le 13/3/1853 à Lessines, qui a épousé, en 1877 à Binche, Thérèse Philomène Brichot, née le 9/8/1851 et décédée le 10/8/1911. Edouard Sibille et Thérèse Brichot ont encore une fille, Marie Adélaïde Thérèse Sibille, née le 20/2/1878 et qui épouse Barthélemy Oscar Joseph Demars, née le 5/4/1876 à Damprémy.
°7/9/1833 Binche
Fils d'Alexis Auguste Winance et d'Elisabeth Nicaise.
Epouse, le 17/7/1856, à Epinois, Charlotte Delplace, née à Battignies le 9/9/1830,
journalière, fille de Maximilien Delplace, marchand, et d'Augustine Descamps.
Témoins mariage: Augustin Delplace, 23 ans, journalier à Epinois, frère de
l'épouse.
Auguste Demacq, 34 ans, sellier à Binche.
Florent Demacq, 33 ans, maréchal ferrant à Binche.
André Lelong, 30 ans, cordonnier.
°16/1/1833 Binche
+27/2/1907
Fils de Hubert Joseph Winance et d'Amélie Thérèse Gigonon.
Tailleur d'habits. Epouse, le 18/8/1858, à Binche, Philomène Augustine Ursmarine
Lelong, née le 27/8/1836 à Binche, fille d'Ursmer Joseph Lelong, décédé le
20/12/1854 à Binche, et de Marie Ursmarine Brichot, dentellière.
Témoins du mariage: - Augustin Gigonon, 25 ans, menuisier, cousin à
l'époux.
- Charles Delwarte, 37 ans, casquettier, beau-frère
de l'épouse.
- Dieudonné Henry, 38 ans, cordonnier, beau-frère
de l'épouse.
- André Lelong, 32 ans, frère de l'épouse.
Enfants du couple:
- Hubert Joseph Gustave °29/1/1859
part à Ressaix le 2/4/1910 et revient le 21/4/1911.
- Joseph Hubert Gustave °4/4/1870
Cordonnier, épouse en 1893 Marie Rosalie LIBIEZ, née à Wihéries le
24/1/1869.
Au recensement de 1900-1910, le couple habite rue Carlo Mahy, 14 avec les
enfants suivants:
- Marie °17/6/1894
- René °28/10/1895
- Joséphine °16/1/1897
- Maria °28/11/1898
- Yvonne °1/9/1903
- Gustave Joseph Winance °18/7/1873 Faubourg du Posty
Au recensement de 1900-1910, Philomène Lelong, veuve de Joseph Hubert
Winance, habite rue de la Pasture, 5 avec son fils Hubert Joseph.
°23/11/1830
+30/5/1906 Binche
Il épouse (±1855) Catherine Joséphine Cordier, née le 8/6/1832.
Adolphe Edouard est alors tailleur d'habits et marchand de cigares. Il sera aussi
cabaretier (1870-1890). Le couple habite rue St-Jacques.
Enfants du couple:
- Emile Zéphiron °21/5/1857 Binche
- Malvine Léa Rachel °29/1/1862
+4/12/1868
- Rodolphe Elie °20/9/1868
Part à Chimay le 8/11/1893.
- Alphonse Louis °15/9/1873
Au recensement de 1890-1900, Adolphe et Catherine Cordier habitent Rue de
l'Ecole (actuelle rue des Ecoliers) avec Rodolphe et Alphonse.
Au recensement de 1900-1910, Adolphe est qualifié de «rentier». Il décède le
13/8/1906.
Alphonse est professeur de musique et se marie le 8/7/1908 avec Madeleine
Dewante. Le couple va s'établir rue St-Paul.
Catherine Cordier, veuve d'Alphonse, va s'établir, le 16/5/1911, à Ath.
°21/4/1847 Binche
+25/1/1918 Binche
Fils de Philippe-Auguste Winance.
Victor quitte Binche, avec sa mère, Florence Buisseret, le 5/5/1873 pour
Morlanwelz. Il en revient le 30/12/1875. Il a alors le titre de «compagnon
imprimeur». Il apprend probablement le métier à Morlanwelz. En 1876, Léon
Ramboux, son demi-frère, beaucoup plus âgé que lui, y exerce la profession
d'imprimeur libraire comme Nicolas. Travaillent-ils ensemble?
Le 22/2/1876, (Nicolas) Victor est toujours domicilié à Morlanwelz et il épouse, à
Binche, Marie Ursmarine Nachtergaele. Victor déclare la profession d'«imprimeur
libraire».
- Marie Nachtergaele:
°17/7/1853 Binche
+15/1/1916 Binche
Marie Nachtergaele est la fille de Henri Nactergaelen, décédé en 1860, et de Marie
Monyé, marchande. David Nachtergaelen, 29 ans, percepteur des postes, cousin de
Marie, domicilié à Kruishoutem, est témoin au mariage ainsi que Léon Ramboux,
le demi-frère de Victor.
Selon ma mère, Jacquelyne Lison, Marie Nachtergaele était une bigote qui était
tous les matins à la messe de 7h. D'après Maman, Jacquelyne Lison, on prétend que
le curé lui aurait même dit qu'elle serait plus utile à préparer le café pour ces
hommes qui partent le matin au travail plutôt que d'aller à la messe. D'après
Françoise Winance, beaucoup d'argent aurait ainsi atterri dans les poches des curés.
Tout cela explique probablement que le fils Raoul aurait été profondément anti-
curés.
Le 20/4/1877, Florence Buisseret retourne à Binche où elle décède le 17/3/1881.
Les deux premiers enfants de Victor (Maria et Raoul) naissent à Morlanwelz. Toute
la famille retourne à Binche, rue de l'Eglise, avant 1877, année pendant laquelle naît
Georges, le troisième enfant de Victor et Marie. Il est toujours imprimeur.
Au recensement de 1900-1910, la famille a déménagé Grand'place, 59 (voir photo,
maison au coin de la rue St-Jacques et de la Grand'place). Victor reste imprimeur-
libraire. L'atelier d'imprimerie est situé au deuxième étage de la maison. Dans le
livret "Binche en cartes postales anciennes" qu'on peut consulter à la Bibliothèque
du Crédit Communal, rue de l'Ommegang, 2, on trouve beaucoup de reproductions
de cartes postales de Binche des années 1900 qui ont été imprimées par l'imprimerie
«Victor Winance-Nachtergaele». L'une d'elle représente le bâtiment de l'imprimerie
elle-même tel qu'il était en ± 1900. On distingue bien un magasin au rez-de-
chaussée (que vendait-on?). Il y a une dame, en tablier blanc, qui pose sur le seuil
de la porte. S'agit-il de Marie Nachtergaele? En commentaire pour cette carte
postale, on cite: «L'imprimerie Victor Winance-Nactergaele qui, en 1892, était située
rue de l'Eglise, s'est installée au coin de la Grand'Place, où elle a succédé à
l'imprimerie Ramboux». Cette imprimerie a donc probablement d'abord appartenu
au demi-frère Léon Ramboux qui serait également revenu à Binche, de Morlanwelz.
Le couple a trois enfants, visibles sur la photo produite par la Maison Janssen et
Remmlinger à Binche, Grand'Place.
Enfants du couple:
- Maria Joséphine Augustine Ghislaine °12/4/1878 Morlanwelz
+2/11/1918 Binche
- Raoul Désiré Victor Ghislain °7/11/1879 Morlanwelz
+23/10/1954 Uccle
- Georges Gustave Joseph Ghislain °2/12/1887 Binche
+14/2/1957 Binche
Victor Winance fait partie de la société des archers Guillaume Tell-La Gaieté à
partir de 1888. Il en est même le secrétaire de 1889 à 1898 et vice-président de
1898 à 1909. Il finit membre d'honneur de la société en 1909. On trouve d'autres
noms connus de la société comme Louis Colmant-Winance, membre en 1856 et
président de 1873 à 1880, Louis Winance, fils de Louis Philippe, membre en 1845
et le beau-père de celui-ci, Louis Dejehansart, président de la société Guillaume-
Tell en 1828. Dans la liste des membres de la société l'"Union" qui deviendra "La
Gaieté", on trouve, de 1810 à 1850, Winance "père" (Félix ou Philippe Louis?),
Winance Louis, membre en 1845 et Winance Auguste, probablement le père de
Victor.
En tant qu'imprimeur, Victor Winance a édité plusieurs cartes postales intitulées
"Edit. V. Winance-Nachtergaele". Trois d'entre elles représentent la rue Notre-Dame
vue de la Grand'Place. L'imprimerie y est bien visible. Sur la plus ancienne (le
palais de justice n'est pas encore construit sur la Grand'Rue), on lit sur l'écriteau
entre le premier et le deuxième étage, "IMPRIMERIE V. WINANCE-
NACHTERGAELE". Sur le pas de la porte on distingue une dame en tablier qui
peut-être Marie Nachtergaele. Sur une autre carte postale, la famille a posé devant
le magasin-imprimerie. Le petit bonhomme avec le ventre en avant est très
probablement Victor Winance car son attitude rappelle son fils Raoul Winance.
Derrière lui, se trouve une petite dame qui est très certainement Marie Nachtergaele
car c'était une petite femme. Sur le pas de la porte du magasin, le jeune homme qui
pose fait penser à Georges Winance.
Maman, Jacquelyne Lison, se souvient d'une anecdote que lui a racontée sa Tante
Blanche. Mathilde Winance était toute petite. Un jour elle court vers sa mère, Flora
Laurent, en criant "Maman, maman, j'ai vu Maman Winance à .....". "Mais non, ce
n'est pas possible, lui répond sa mère". "Mais oui! Insiste Mathilde, c'était bien elle.
Je l'ai reconnue à sa petite grandeur". Cette impression avait tellement frappé
Blanche Laurent, présente, qu'elle en parlait encore longtemps après. Il faut
remarquer que Mathilde appelait ses grand'parents "Maman Winance" et "Papa
Winance". Son grand-père maternel, Paul Laurent, était "Papa Laurent".
On peut trouver l'écriture de Victor Winance sur une lettre qu'il écrit au nom de son
fils le 23/10/1912 aux membres du collège échevinal. La lettre est écrite sur du
papier à en-tête de la société "R. WINANCE & Cie".
°2/3/1855 Binche
+Env 1907 Maroc (ou Algérie)
Epouse, le 22/1/1878, à Binche, Célinie Stéphanie Eugénie Levallois, née le
16/3/1857 à Binche, couturière, fille d'Emile Ferdinand Levallois, décédé, et de
Bélonie Elisa Masuy, marchande. Il a alors la profession d'«employé de commerce».
Témoins mariage: - Victor Winance, imprimeur-libraire, domicilié à
morlanwelz.
- Jean Vandecauter, 32 ans, confiseur, domicilié à Mons,
cousin de l'époux.
Les enfants du couple:
- Martha Fernande °10/6/1879
Martha épouse, le 2/6/1903, à Binche, Armand Hamaide, menuisier. Ils
habiteront Route de Charleroi à Binche. Ils auront un garçon et une fille qui
épousera un certain Delwarte. La fille de ces derniers, Jeannine Delwarte
épousera Michel Nopere.
- Georges Victor °27/3/1881
+1949
- Gabrielle Louise Marie Ghislaine °20/12/1885
Epousera un certain Votquenne.
- Jeanne Céline Fernande Ghislaine °9/10/1887
- Léon °5/11/1889
Deviendra patron-tailleur. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, on lui
reprochera d'avoir fait des affaires avec les Allemands et il partira, avec sa fille
et son fils au Brésil. Son fils, André, vit encore en 1998 à Sao Paulo.
- Suzanne Marie Eva Céline °13/2/1893
Epousera un certain Rary de Donstiennes.
Georges Nachtergaele, le petit-fils de Georges Victor a conservé le portefeuille de
son grand-père. Dans ce portefeuille il y avait, sur du papier à en-tête d'une
association catholique «Les Amis de Lourdes» à laquelle appartenait Georges Victor,
un poème en trois couplets (voir photocopie). Comme introduction, il est écrit:
A Fernand et Célinie 1888
A Georges et Esther 1930
Couplets de circonstance
Ce poème est signé «Victor Winance 1888». Le texte n'a pas été écrit par Victor
Winance puisqu'il meurt en 1918. Il s'agit probablement d'un poème que Victor
Winance a composé pour les dix ans de mariage de son beau-frère (Henri) Fernand
Nachtergaele et que Georges Victor a recopié pour ses vingt ans de mariage.
Au recensement de 1890-1900, ils habitent Faubourg St-Paul.
Fernand et Georges, son fils, connaissent des péripéties et quittent Binche vers 1893.
Voir Appendice I.
Georges est de retour avant 1907 puisque, dans le registre de population de 1900-
1910, il part s'établir à Bruxelles, rue Haute, 322, le 25/9/1907.
Georges Victor épouse, le 22/8/1910, à Binche, Esther Louise Patte. Ils auront 5
enfants:
- Fernand °1911
+1989
- Marcel °1912
+1962 (ou 1967)
- Marie Louise
+1934
- Georgette
- Carmen °± 1924
Toujours en vie en 1998.
°16/6/1856 Frameries
+26/3/1916 Binche
Epouse, le 8/10/1881, à Mons, Mathilde Rose Roulet.
Mathilde Rose Roulet °26/7/1862 Damprémy
+13/8/1906 Binche
Paul Désiré est employé de commerce, commis-voyageur.
Enfants du couple:
- Flora Mathilde Adèle °27/7/1882 Mons, rue Marché aux Herbes
+14/2/1960 Uccle
- Blanche Emilia °18/10/1883 Mons, rue de Nimy
- Régina °4/11/1887
Régina avait une déformation physique. Elle était bossue.
- Paula Rosine Charlotte °5/8/1892 Binche
+± 1973 Bruxelles
Au recensement de 1890-1900, la famille habite rue de Merbes.
Mathilde Roulez meurt le 13/8/1906. La famille habite alors toujours rue de
Merbes.
Flora épouse, le 5/7/1904, Raoul Winance et va s'établir avec lui à Waudrez
le 16/7/1904.
Blanche épouse, le 6/12/1906, Léon Napoléon Goffaux.
Paula épouse Henri Navez, né le 14/12/1889, le couple va d'abord habiter rue
Notre-Dame puis part à Bruxelles, rue de l'Instruction, 37, le 24/1/1912.
Le 26/3/1916, Paul Laurent décède, Grand'rue, 59. Régina se retrouve alors
seule. Sa difformité physique l'empêche apparemment de pouvoir se débrouiller
seule. D'après ma mère, Jacquelyne Lison, Régina était aussi une femme aigrie.
Elle est d'abord hébergée par Raoul Winance et sa soeur Flora. Le 8/10/1919, elle est
envoyée chez les Soeurs de la Charité à Tournai où elle restera définitivement.
Sa soeur, Blanche, l'invitera souvent chez elle, lors de la fête du carnaval, par
exemple. Ma mère, Jacquelyne Lison, se souvient encore de l'anecdote où elle eut
besoin d'un franc pour aller à une fête ou un bal local dans les années trente et,
comme elle ne trouva pas sa tante Blanche, elle dut demander la somme à Regina qui
était très réticente car un franc représentait beaucoup pour elle (un franc est
égal à 2,5 eurocentimes en 2002 mais valait presque cent fois plus dans les années
trente). Sa soeur Blanche dut lui rendre tout-de-suite l'argent à son retour
pour la rassurer.
°21/5/1857
+14/5/1922
En 1877 (voir «Histoire de la Ville de Binche» par T. Lejeune), il y a un Emile
Deneufbourg qui obtient le premier prix de trombone à Bruxelles. En 1878, le
même Emile Deneufbourg obtient un premier prix d'harmonie. Dans la brochure
éditée en 1931 à l'occasion du 75è anniversaire de la Société royale de musique
"Les Pélissiers", on écrit qu'Emile Deneufbourg fut lauréat du Conservatoire Royal
de Bruxelles où il emporta en 1877 le 1er prix de trombone et en 1878 le 1er prix
d'harmonie. Il fut nommé ensuite organiste de la Collégiale St-Ursmer en 1877 et
professeur à l'Ecole Normale de Bonne-Espérance en 1880. Il fut également
compositeur. En 1885, il devint directeur de la Société de musique de Binche "Les
Pélissiers" et cela jusqu'en 1910 lorsque la maladie l'obligea à quitter ce poste.
Il se marie, à Binche, le 26/8/1885, avec Louise Euphémie Nachtergaele.
Les enfants du couple sont:
- Raphael Emile Louis Ghislain °5/7/1885 Binche
Selon les Nachtergaele, serait devenu curé. Confirmé par Jean Winance.
- Emilia Marie Joséphine Adolphine Ghisl. °15/6/1886 Binche
+Apr 1957
- Gabrielle Ghislaine Ursmarine Marie Joséphine °10/11/1887 Binche
+Apr 1958
Gabrielle épousera Georges Winance, fils de Victor, à Binche, le 24/5/1910.
- Marguerite Marie Joséphine Ghislaine Louise °17/3/1890 Binche
+Apr 1957
Epouse Honoré Lebrun.
- Denise Ghislaine Marie Ursmarine °13/9/1896 Binche
+Apr 1957
Emile Deneufbourg a les moyens de se payer une servante en 1882 (Sophie
Helbous).
En 1877, il obtient le premier prix de trombone au Conservatoire de Bruxelles. En
1878, c'est le premier prix d'harmonie qu'il obtient. Il est nommé directeur de la
Société de musique de Binche "Les Pélissiers" en 1885.
Auparavant, en 1877, il avait été nommé organiste de la Collégiale St-Ursmer et
professeur de l'Ecole Normale de Bonne-Espérance en 1880.
Au recensement de 1890-1900, la famille habite Grand'place. Emile Zéphiron est
professeur de musique et sa femme, Louise Euphémie, est négociante. Elle tient
peut-être déjà l'épicerie dont ma mère, Jacquelyne Lison, se souvient au début des
années 1930. Comme déjà dit plus haut, cette épicerie a très probablement été
héritée de Marie Monyé.
Au recensement de 1900-1910, Emile est toujours professeur de musique. Louise
meurt le 6/8/1907. Gabrielle épouse son cousin Georges Winance le 24/5/1910 et
part ensuite avec lui à Ettelbrück (G-D Lux.). Marguerite se marie le 24/5/1910
avec Honoré Lebrun et part à Laeken le 31/5/1910. Raphael part à Brugelette le
8/7/1909.
Ne restent plus qu'Emilia et Denise, à la maison, avec leur père.
Ils ont toujours une servante.
Au recensement de 1910-1920, Emile Zéphiron est qualifié de «chef de musique»
mais également de «négociant». Il a donc une activité complémentaire à la musique.
Il continue probablement l'activité de Louise décédée en 1907. Emilia et Denise
sont toujours avec leur père mais elles font un saut à Montigny-lez-Lenz de 1917
à 1919.
Au recensement de 1920-1930, Emile et ses deux filles célibataires habitent
Grand'place, 4. Jacquelyne Lison se souvient de cette adresse où les deux soeurs
Deneufbourg tenaient une épicerie. Elle y allait avec sa «Tante Gabrielle» lorsque
celle-ci allait y rendre visite à ses soeurs. Jacquelyne se souvient encore des
marchandises comme le café, le sucre ou le sel qui étaient stockés dans des grands
bocaux en verre et étaient servis en vrac. Emile est alors «négociant en épicerie».
Il semble avoir abandonné définitivement la profession de «professeur de musique».
Il meurt le 14/5/1922.
Au recensement de 1930-1947, Emilia et Denise seront qualifiées d'«épicières».
Elles cèdent leur épicerie le 25/8/1934 pour aller s'établir à Montigny-lez-Lens où
elles avaient déjà, apparemment, une résidence secondaire. Jacquelyne se souvient
de cette maison "à la campagne" car sa «Tante Gabrielle» l'y a déjà amené une fois
lors d'une visite à ses soeurs.
°26/1/1859 Battignies
+?
Emile (I) épouse, à Binche, en 1881, Joséphine Marie Couturier, née à Binche le
6/2/1859, couturière de profession. Le couple habite rue Neuve au recensement de
1900-1910.
Enfants du couple:
- Emile (II) °1/2/1882 Binche
+?
- Maurice Jules Louis °7/7/1885 Binche
Maurice épouse Rachel Empain le 29/11/1906 à Binche. Il est alors tailleur.
- Albert Armand °9/7/1887 Binche
Albert est déclaré comme écolier en 1903 et part à Dinant le 2/12/1903,
probablement pour étudier.
- Gérard Jean °19/11/1899 Binche
Est aussi déclaré comme «écolier» au recensement de 1900-1910.
°7/5/1850 Lamorteau
+5/8/1926 Binche
Joseph Harman épouse, le 30/6/1879, à Péruwelz, Cornélie Joseph Minsart, née à
Bomal le 22/5/1861, fille de Charles Maximilien Joseph et de Julienne Berwart.
Au recensement de 1890-1900, Joseph Harman est gendarme, caserné rue de la
Biche à Binche. Il est arrivé de Houdeng-Goegnies le 10/2/1893.
Françoise Winance a une photo qui représente l'escadron de Gendarmerie Mobile
de Tervueren en 1898. Joseph Harman (il écrit et prononce Herman) serait le
gendarme marqué d'une croix en haut à gauche.
Les enfants du couple sont:
- Louisa Ghislaine °4/12/1881 Waterloo
?
Epousera Emile (II) Delhalle
- Emilia Louisa Julienne °22/7/1904 Binche
+Années 1960 Binche
Epousera Octave Cereghetti le 18/8/1924.
Le couple aura cinq garçons: Jacques, André, Philippe, Michel et ?. Ma mère,
Jacquelyne Lison a une anecdote sur Michel Cereghetti. En 1941, c'était la
guerre, elle passait quelques temps chez «Tante Blanche» (Blanche Laurent).
Celle-ci lui avait donné un bidon de soupe à aller porter chez Josée Delhalle
qui vivait seule avec sa fille Françoise. Victor (II) Winance, son époux, était
en effet prisonnier de guerre à ce moment. Sur le chemin, ma mère rencontre
Michel Cereghetti à vélo. Celui-ci lui propose gentiment de porter le bidon de
soupe. Ils arrivent finalement dans le rue où habite Josée. Il y a un café au coin
de la rue et sur le pas de la porte, Emile Delhalle, le père de Josée. Celui-ci,
en voyant Michel Cereghetti fait une réflexion du genre «tiens, on est galant
maintenant». Michel rougit, refile brusquement le bidon dans les mains de ma
mère et file aussitôt.
Emilia («Mia») mourra dans un accident stupide (années soixante?). Elle
descendait, un dimanche, la rue St-Paul avec son époux. Un homme avait mis
son enfant dans sa voiture et était vite retourné chez lui pour chercher quelque
chose. L'enfant a joué avec le frein à main et la voiture a commencé à dévaler
la pente, renversant Emilia en bout de course.
Nous avons encore deux photos où Emilia est représentée avec sa nièce Josée
Delhalle (voir photos dossier Winance).
Au recensement de 1900-1910, Joseph Harman est «gendarme pensionné». Il habite,
avec sa famille, rue de Buvrinnes, 171.
Au recensement de 1920-1930, Joseph Harman habite Grand'place, 15. Il a la
profession de «concierge». Il meurt le 5/8/1926 à cette adresse.
Cornélie Minsart reste à cette adresse où elle exerce les fonctions de concierge. Elle
meurt le 6/3/1939 à Binche.
°1/2/1882 Binche Emile (II) épouse Louisa Harman, à Binche, le 29/4/1904. Il a alors la profession d'employé. Le couple va alors s'installer rue de la Triperie. Au recensement de 1900-1910, Emile (II) est «représentant de commerce». Louisa Harman est «tailleuse». Enfants du couple: - Josée Jeanne Cornélie Ghislaine °8/8/1908 à 7h00 Binche L'acte de naissance est dressé en présence des deux grand-pères: Joseph Harman, 58 ans, concierge et Emile Delhalle, 49 ans, coupeur. Josée épousera Victor (II) Paul Nicolas Ghislain Winance en 1927. - Claudine Emilie Joséphine Ghislaine °29/7/1911 Binche - Ghislaine Ida Albertine °4/4/1913 Binche Emile Delhalle se déplace beaucoup, surtout pour St-Gilles-lez-Bruxelles ou il s'installe le 18/8/1906, rue de la Filature, 18, avec son épouse. Le couple est à nouveau inscrit dans la population de Binche le 21/8/1908 (après la naissance de Josée). La famille part encore à St-Gilles le 20/12/1916, revient à Binche le 28/1/1920. Emile a alors officiellement une seconde résidence à St-Gilles. D'après ma mère, Jacquelyne Lison, Emile Delhalle avait un très profond sens de la famille. Professionnellement, il était mêlé apparemment à des affaires pas toujours nettes. Pendant la guerre 1940-1945, à Bruxelles, il fait du marché noir et Victor (II) Winance, à son retour du camp de prisonniers et n'ayant plus de travail pour nourrir sa famille, travaillera avec lui ainsi que les autres gendres d'Emile. Emile aurait tout fait pour assurer la subsistance de ses enfants. Selon sa petit-fille Françoise Winance, qui se souvient avoir été lui rendre visite pendant ses derniers jours à l'hôpital St-Pierre à Bruxelles, il est mort d'un cancer. Louisa Harman meurt jeune (± 1920) et les trois filles seront souvent placées chez la grand-mère Cornélie Minsart, concierge à l'Hôtel de Ville de Binche, pendant les fréquents déplacements du père.
°2/12/1887 Binche
+14/2/1957 Binche
Avant 1910, Georges part quelques temps à Ettelbrück, G-D de Luxembourg,
probablement pour des études de musique. Il revient s'inscrire à Binche le 16/4/1910
et il épouse le 24/5/1910, sa cousine Gabrielle Deneufbourg, fille d'Emile
Deneufbourg et de Louise Nachtergaele. Emile Deneufbourg est professeur de
musique.
Après le mariage, le couple part pour Ettelbrück où naît Jean, leur premier enfant.
En 1920, le couple habite à nouveau Binche, rue Halle aux Filets, 2. Ma mère,
Jacquelyne Lison, se souvient encore de la maison car Gabrielle faisait souvent la
«baby-sitter» lorsque Blanche Laurent devait aller en déplacement ou faire des
courses pendant les périodes ou Jacquelyne venait passer ses vacances chez elle.
Jacquelyne se souvient qu'il n'y avait pas d'électricité au premier étage, autour de
1930, et qu'elle devait emmener une bougie pour aller dans sa chambre en haut.
Georges aurait tenu un magasin d'instruments de musique au rez-de-chaussée.
Au même moment, Georges a le titre de «chef de musique». Il deviendra, plus tard,
directeur de l'Académie de Musique de Binche ainsi que professeur à l'Athénée
Royal de Binche. Yvan Winance (annexe IV au dossier Winance) a un peu connu
Georges. C'était, selon lui, un introverti, le type même de l'«artiste», replié dans son
monde. Il avait aussi le «look» de l'artiste avec des cheveux longs. Je n'ai
malheureusement aucune photo de lui de cette époque. Ma mère, Jacquelyne Lison,
se souvient de Georges et de Gabrielle comme des «bohèmes» pour lesquels le
ménage était la dernière des préoccupations. C'est en fait leur fille Georgette qui a
assuré tout le temps le ménage. Il paraît que «Tante Blanche» (Laurent) aurait même
dit qu'ils avaient bien de la chance d'avoir leur fille (Georgette) pour tenir la maison
en ordre. Tante Blanche n'aimait pas aller visiter Georges et Gabrielle chez eux car
cela faisait beaucoup trop désordonné selon les standards de la bonne bourgeoisie
de Binche. Ce qui n'empêchait pas tante Blanche d'avoir d'excellentes relations avec
tante Gabrielle.
Enfants du couple:
- Jean °26/5/1911 Ettelbrück (G-D Lux.)
+18/10/1999 Tournai
Jean Winance deviendra un peintre connu (voir extrait de journal). Le
14/4/1943, Jean épouse Adeline Ursule Venise Marguerite Hubert, à
Tamines. Le couple part à Kain, près de Tournai, le 19/4/1943. Ils auront
trois enfants en 1957: Eveline, Alain et Jean-Paul.
Jean vit encore en 1999, rue Albert, 32 à Warchin, près de Tournai.
Alain, le fils de Jean, peint également et il tient une galerie de peintures à
Tournai avec son épouse, Pascale Sabbe.
- Georgette °21/9/1920 Binche
En 1957, elle est toujours célibataire. Elle épouse le 21/12/1957, à Uccle,
Jean Guillaume De Leener et va habiter Uccle, av. des Belettes.
Au recensement de 1930-1947, Georges est qualifié de «professeur de musique». La
famille déménage, le 1/5/1935, rue d'Hurtebise, 45 (rue d'Hurtebise, 39 en 1957, à
la mort de Georges). Ma mère, Jacquelyne Lison, se souvient d'avoir été quelques
fois chez eux lorsqu'ils habitaient rue d'Hurtebise. Ils s'installaient au jardin où tante
Gabrielle servait de "la pâte de pomme" que ma mère mangeait avec des nic-nac.
Ma mère se souvient alors de Jean comme d'un homme timide qui s'enfermait dans
son atelier de peinture au rez-de-chaussée.
Le couple Georges/Gabrielle aura de bonnes relations avec Victor Winance/Josée
Delhalle tant que ceux-ci resteront à Binche. En 1939, Victor fut mobilisé en
septembre et il restera absent de la maison jusqu'en janvier 1941, date où il fut
libéré des camps de prisonniers. Gabrielle invitait alors Josée (Tantine) avec sa fille
Françoise pour aller manger chez eux.
Gabrielle part à Carnières le 23/8/1958.
°12/4/1988 Morlanwelz
+2/11/1918 Binche
Maria épouse, le 19/2/1906, à Binche, Adolphe François Graux, entrepreneur, né le
10/5/1868.
Enfants du couple:
- Charles Adolphe Victor Graux °5/8/1916
- Adolphe Raoul Ghislain Graux °24/9/1917
Eut Raoul Winance comme parrain.
Le couple habite successivement: Grand'rue, 68 jusqu'au 10/1/1912
Rue de la Régence, 25 jusqu'au 15/10/1914
Ensuite rue de la Régence, 8
Maria mourut de la grippe espagnole le 2/11/1918.
Les enfants orphelins furent ensuite élevés par Marie Louise Nachtergaele dite
Léonie qui faisait son noviciat pour devenir religieuse à Kain. Elle était originaire
de Kruishoutem.
J'ai fait connaissance avec Adolphe Graux, fils de mon arrière-grand-tante donc, en
2000-2001. J'eus le grand plaisir de voir qu'il avait encore le portrait de son
grand-père Victor Winance peint par le peintre binchois Buisseret dans son
salon. J'en pris une photo (je ne savais alors toujours pas à quoi ressemblait mon
arrière-arrière-grand-père). Adolphe Graux me montra ensuite toute une série de
cartes postales écrites par sa mère Maria Winance dont je fis des photocopies et
des scanages numériques. Je vis également de nombreuses photos dont celle de
Marie Nachtergaele, l'épouse de Victor I Winance dont je fis également des copies.
°7/11/1879 Morlanwelz
+23/10/1954 Uccle
Peu avant 1904, Raoul habite Waudrez, rue de Mons, 13. (Etudes?). En juillet 1904,
il revient à Binche pour épouser Flora Mathilde Adèle Laurant, fille de Paul
Désiré Laurent et de Mathilde Rose Roulez.
Flora Mathilde Adèle Laurent °27/7/1882 Mons
+14/2/1960 Uccle
Pour plus de détails sur Flora et les Laurent voir: dossier Laurent.
Le couple va habiter av. Wanderpepen, 85, où naissent leurs deux premiers enfants,
Mathilde et Victor. Raoul déclare alors la profession de «typographe» et Flora, la
profession de «tailleuse». Ils ont des servantes.
Le 1/1/1912, ils emménagent Grand'place, 58 où habitent encore Victor Winance
et Marie Nachtergaele. Ceux-ci quittent leur domicile et vont s'installer rue de
l'Ecole, 13 (actuelle rue des Ecoliers). Ils déménagent encore rue de la Régence, 39
le 18/4/1913 et rue de la Régence, 16 le 10/2/1914. Marie Nachtergaele y meurt
le 16/1/1916 et Victor Winance le 25/1/1918. Leur sépulture est encore présente
(quoique presque illisible), sur l'allée centrale du cimetière de Binche. Le corps de
Florence Buisseret occupe la même sépulture.
Raoul et Flora occupe donc maintenant le site de l'imprimerie transmise par
Victor. Ils y auront leur troisième enfant: Paul. Ils ont toujours des servantes: Rosa
Rubens ( 14/8/1896 Ressaix) du 28/12/1912 au 10/5/1913 et Maria Gierts (
19/8/1891 Carnières) du 27/1/1914 au 19/5/1920.
Régina Laurent, la soeur de Flora, qui souffre d'une difformité physique (elle est
bossue) vient vivre à cette adresse le 24/11/1916. Elle habitait auparavant Grand'rue,
59. D'après ma mère, Jacquelyne Lison, si Flora a hébergé sa soeur handicapée,
c'était pour l'avantage d'avoir une servante à l'oeil.
Le couple a 3 enfants:
- Mathilde Marie Anna °24/7/1905 Binche
+30/10/1933 Schaerbeek
Mathilde épouse Alexandre (II) Lison le 2/6/1924 à Binche. Le repas de
noce fut fastueux. Il y eut neuf grands crus de vin qui furent chacun annoncé
par les serveurs. L'imprimerie tomba peu après en faillite et Victor (II) n'eut
pas droit à un tel faste mais il est vrai que Flora n'appréciait pas tellement
son mariage avec Josée Delhalle qui, pour elle, n'avait pas le même prestige
qu'Alex (II) Lison, fils et petit-fils de directeurs.
- Victor (II) Paul Nicolas Ghislain °26/7/1907 Binche
- Paul °30/6/1912 Binche
+?
L'acte de naissance est dressé en présence de son oncle paternel Georges
Winance, professeur de musique et de Léon Goffaux, tailleur d'habit, époux
de Blanche Laurent, soeur de Flora.
Paul sera le parrain de Françoise Winance, fille de Victor (II) et de Josée
Delhalle. Pour plus de détails sur Paul Winance, voir l'annexe III au dossier
Winance où j'ai noté tout ce que j'ai appris de "Oncle Paul" que j'ai
brièvement connu.
Selon Jacquelyne Lison, Raoul aurait voulu faire des études artistiques mais, il était
l'aîné et son père, (Nicolas) Victor, l'a obligé à reprendre l'imprimerie familiale qui
se trouvait à l'emplacement du café actuel "Le Diapason" sur la Grand'place de
Binche (voir photo). Dans les années 20, l'imprimerie a commencé à perdre de
l'argent pour plusieurs raisons, sans qu'on sache laquelle l'a emporté:
1) Raoul était profondément anti-curés, ce qui n'était pas idéal dans une ville
ultra-catholique. Il aurait perdu ainsi plusieurs clients au profit d'autres
imprimeurs plus réalistes. Cette cause a peut-être joué mais ne semble pas être
la cause la plus importante.
2) Flora était, paraît-il, une grande dépensière. Elle avait le goût du luxe. Le
couple avait des servantes et Flora voulait vivre sur un grand pied. En
témoigne le luxe déployé lors du mariage de sa fille Mathilde. Selon
Jacqueline Lison, elle puisait dans les caisses sans avoir conscience que cet
argent devait encore payer les fournisseurs. Raoul devait probablement cacher
son argent mais Flora avait, paraît-il, le flair pour détecter l'argent dissimulé.
Raoul a raconté à Jacqueline Lison qu'un jour il était revenu du bureau avec
des obligations pour les étudier. Il les avait cachées dans la garde-robe mais les
avait malheureusement oubliées le lendemain. A son retour, le soir, elles
avaient disparues et il n'a jamais su ce qu'elles étaient devenues car il ne voyait
pas à quoi Flora pouvait dépenser tout l'argent qu'elle accaparait. D'après
Jacqueline Lison, elle faisait beaucoup de cadeaux à son fils Paul qui était un
dieu pour elle (son "Grand chéri", le "Petit Chéri" était Jacques Lison).
3) Raoul n'était peut-être pas emballé par cette imprimerie. Son frère Georges a
eu plus de chances car il a pu faire des études de musique. A ses heures de
loisir, Raoul faisait de la peinture et ceux qui les ont vues se souviennent
qu'elles étaient de très belle facture. Raoul aimait aussi boire un verre au café
avec des copains. Cela lui permettait peut-être de ne pas voir Flora pendant
quelques instants. D'après Jacquelyne Lison, on ne peut pas vraiment prétendre
que Raoul n'aimait pas l'imprimerie car, peu après la guerre 40-45, Raoul lui
aurait dit qu'il aurait aimé reprendre une imprimerie at qu'il aurait alors appris
le métier à son fils Victor et à Jacques Lison pour qu'ils la reprennent ensuite
mais il a ensuite ajouté qu'avec son épouse, Flora, il valait mieux songer à
autre chose.
La faillite de l'imprimerie fut finalement déclarée en 1925-1926.
Le couple déménagea alors, le 23/3/1926, avec leur deux fils, à Charleroi, rue de
Turennes, 59. Ils allèrent ensuite à Bruxelles et s'établirent d'abord à Scheut (rue
Van soust,118). Victor (II) repart à Binche, chez Léon Goffaux et Blanche Laurent
le 29/11/1927. Ensuite Raoul et Flora déménagèrent au 117 boulevard du Jubilé à
Molenbeek où Flora tint un dépôt de pains de marque Sorgeloos. Raoul travailla
alors à l'imprimerie de la Banque de Bruxelles, rue de la Régence. En 1941, ils
déménagèrent encore à Watermael-Boitsfort, rue de l'Elan, 51. Raoul avait alors
loué une petite parcelle de terre près de la Chaussée de Boitsfort où il cultivait un
jardin potager qui fut bien utile pendant les restrictions alimentaires de la guerre 40-
45 (les parcelles existaient encore dans les années 1970). Tous les jours, il y partait
d'un pas tranquille en tenue de travail (sabot, vieux pantalons de velours). Les
voitures qui étaient derrière lui devaient attendre car il ne prétendait pas aller plus
vite. Sa femme Flora ne pouvait pas supporter le voir en tenue de travail. Elle-
même était toujours tirée à quatre épingles (avec un camée selon Françoise
Winance). Elle n'est jamais allé voir son mari sur sa petite parcelle. Cela
n'appartenait pas à son monde et, d'après Jacquelyne Lison, cela attristait beaucoup
Raoul que son épouse ne daigne pas venir le voir sur sa parcelle de terre. Vers la
fin, lorsqu'il désirait quelque chose, il préférait la demander à sa belle-fille Josée
Delhalle qui habitait chez eux (et faisait le ménage) qu'à Flora qui trouvait toujours
le prétexte pour ne pas trop se fatiguer.
Raoul fumait encore la pipe. Il s'endormait souvent sur son fauteuil et Yves
Barthélemy se souvient qu'il brûlait souvent son pantalon lorsque la pipe tombait.
Finalement le couple a encore déménagé dans un appartement à Uccle, entre l'Av.
Churchill et la Ch. de Waterloo. Raoul y est mort le 23/10/1954 et Flora le
14/2/1960.
°18/10/1883 Mons + ± 1960 Bruxelles Epouse le 6/12/1906, à Binche, Léon Napoléon Goffaux. Le couple s'installe d'abord rue des 3 escabelles, 3, puis s'installe Grand'place, 57 le 1/9/1911. Il s'agit probablement de la maison étroite qui se trouve à gauche de l'imprimerie de Victor puis Raoul Winance. Ma mère, Jacquelyne Lison m'a dit qu'en 1930 cette maison appartenait au couple Léon Goffaux/Blanche Laurent. Ma mère a d'ailleurs pu assister au défilé du carnaval de Binche sur la Grand'place du haut des étages de cette maison dans les années 1930 lorsqu'elle allait passer le carnaval chez sa «Tante Blanche». La maison est visible sur la photo de la maison où était établie l'imprimerie (actuellement café «le Diapason»). Le 1/3/1914, le couple déménage en face, rue Notre-Dame, 20. Ils établissent, au rez-de-chaussée, un magasin de confection «Le Parapluie National» tenu par Blanche. Léon Goffaux a ses ateliers au premier étage. Il est «tailleur d'habits» et «négociant». Nous avons encore une photo qui représente la famille devant le magasin en ± 1925. L'imprimerie des Winance était juste en face. Mathilde Winance était très liée à sa tante Blanche. Ma mère, Jacquelyne Lison, m'a raconté que sa mère, Mathilde, pleurait souvent pour pouvoir être amenée chez sa tante, en face, et s'y faire habiller. Le couple a une fille: Paule Elise Mathilde °5/11/1913 Au recensement de 1920-1930, Léon Goffaux est «négociant en confection». De 1924 à 1927, ils ont une servante: Augusta Catherine. Le 29/11/1927, Victor Winance vient habiter chez eux jusqu'au 9/3/1929. Il y apprend probablement le métier de vendeur de vêtements dans lequel il excellera plus tard. Dans les années vingt, Régina Laurent, soeur de Blanche, vient habiter rue Notre dame avec eux et cela jusqu'au 6/12/1929 où elle part à Brugelette (dans un home?). Peu avant, le 14/1/1929, Blanche et Léon ont déménagé rue St-Jacques, 37 (maintenant n° 23, voir photo). Blanche Laurent n'a plus de magasin et Léon Goffaux établit son atelier Rue Halle aux Filets (voir photo). Léon Goffaux décède le 20/2/1944. Selon ma mère, Jacquelyne Lison, il s'est effondré d'une attaque en allant sur le chemin du tram. Un ami le précédait et tenait une conversation avec lui. Cet ami, soudain étonné de ne plus avoir de réponse, s'est retourné et a vu Léon inanimé sur le sol. Paule Goffaux épouse, le 12/8/1936, à Binche, Jacques Isidore Ferin, né le 28/3/1914 à Kessel-Loo. Jacques fait des études de médecine qui seront financées par Blanche Laurent qui a beaucoup d'admiration pour son beau-fils. Celui-ci deviendra un gynécologue renommé à l'UCL. Il rendit bien l'affection que sa belle- mère lui voua. Selon Jacquelyne Lison, il attendra la mort de celle-ci pour se séparer de son épouse par respect pour elle. Au début, au début des années 1950, Jacques Ferin viendra, une fois par semaine, faire des consultations à Binche dans la demeure de sa belle-mère, rue St-Jacques. Blanche Laurent quittera définitivement Binche et ira s'établir à Heverlee, Av. Des Hétres, 42, près de Louvain. Elle partira ensuite à Bruxelles dans un appartement Square de Meeus, près de la gare Quartier Léopold (ou du Luxembourg) , où elle décédera. C'est là que je la rencontrai un jour lors d'une visite avec ma mère. Paule Goffaux et Jacques Ferin ont deux fils dont Michel Jacques Maxime Ghislain Ferin, né «accidentellement» à Louvain le 2/10/1936.
°26/7/1907 Binche
+4/9/1975 Anderlecht
Fils de Raoul Winance et de Flora Laurent.
Parrain de Jacques Lison, fils d'Alex (II) Lison et de Mathilde.
Victor Winance a fait partie de la société de Gilles «Les Indépendants» ainsi que
Léon Goffaux, Maxime Ferin et Samuel Bette. Maman, Jacquelyne Lison se
souvient d'avoir fait le carnaval en 1939 avec ces trois-là. . On les retrouve dans
une photo de groupe prise en 1927. Victor Winance est encore représenté, devant
l'imprimerie de ses parents, en gille de Binche en 1926.
Victor (II) épouse le 8/7/1929 Josée Jeanne Cornélie Ghislaine Delhalle.
Après le mariage, Victor (II) va vivre chez sa belle-mère, concierge à l'Hôtel de
Ville, jusqu'au 26/4/1934. Victor (II) et Josée vont alors Av. J. Hachette, 27 et
ensuite, le 6/2/1936, rue de Merbes, 99. Georges Nachtergaele ( 1931) a conservé
une carte de visite de Victor (II) avec cette adresse (voir photocopie).
Victor (II) exerce officiellement la profession d'employé. Il était plutôt
probablement dans le commerce de vêtements.
En 1940, Victor (II) a été mobilisé et envoyé au front. Il m'a raconté, qu'au moment
de l'invasion allemande, les troupes n'avaient aucunes consignes, personne ne savait
ce qu'il fallait faire et les officiers, qui auraient dû les diriger, avaient tous disparus.
Ce fut la débâcle totale. Victor a été fait prisonnier ainsi que son frère Paul. Ils
n'étaient pas dans le même camp de prisonnier. Victor était à Kruishoutem mais les
deux frères pouvaient correspondre. D'après Françoise Winance, la fille de Victor
(II), c'est Paul qui aurait alors eu l'idée qu'ils se fassent passer pour flamand. Le
nom Winance pouvait en effet passer pour flamand. Victor (II) m'a raconté qu'il a
trouvé un prisonnier flamand qui lui a appris à baragouiner quelques mots en
flamand. Victor et Paul ont ainsi été libérés plusieurs années avant les autres
prisonniers non flamands. D'après Jacquelyne Lison, ils ont été parmi les derniers
prisonniers libérés. Victor (II) est revenu dans sa famille en janvier 1941, un
vendredi, une semaine après son frère Paul. Paul ira plus tard se cacher chez des
amis, quelque part en France, pour éviter le travail obligatoire en Allemagne.
La mobilisation de Victor (II) a été une chose terrible pour Josée et sa fille,
Françoise, car ils ne disposaient plus du revenu du chef de ménage. De plus, en
1940, lors de l'invasion allemande, les Binchois ont dû évacuer leur ville. Josée et
Françoise se sont retrouvées sur la route des réfugiés. Ils ont été, à pieds, jusqu'à
Valenciennes. Françoise, qui avait trois ans, se souvient que lorsqu'il y avait un raid
aérien allemand, Josée se précipitait sur le côté de la route avec sa fille, jetait celle-
ci à terre et la protégeait de son corps en la couvrant d'une couverture dont
Françoise se souvient très bien car elle n'en supportait pas le contact et en avait
horreur.
Finalement toute la famille s'est retrouvée. Ils sont allés s'établir à Laeken, rue de
Laubespin, 47. Victor (II) a dû alors trouver quelque chose pour nourrir sa famille
et il se serait lancer dans des activités de marché noir avec son beau-père Emile
Delhalle (je n'ai pas plus de précisions. Il m'en a, un jour, brièvement parlé mais
sans entrer dans les détails). L'argent ainsi gagné a permis, entre autres, de payer,
en partie, les études d'infirmières de ma mère, Jacquelyne Lison. A la fin de la
guerre, Victor (II) a passé quelques temps en prison (pas longtemps). Il a été vite
libéré d'après ce que j'ai compris. D'après Jacquelyne Lison, c'était un excellent
vendeur. Il a, d'après elle toujours, travaillé ensuite, rue Haute, comme racoleur,
dans la rue, de clients pour des magasins de confection. Par la suite, il a travaillé
pour les grands magasins de confection Esders près de la Place Ste-Catherine (les
bâtiments sont maintenant démolis et remplacé par un hôtel). Je l'y ai encore connu
lorsque ma mère m'y a amené pour acheter des vêtements (un pantalon si je me
souviens bien). Il faisait très sérieux et très professionnel. Plus égoïstement, l'autre
souvenir que j'ai de lui, c'est lorsqu'il me donnait une pièce de 20 frs à Nouvel-An.
C'était alors la tradition (dans les années soixante et début septante) d'aller le 1
janvier chez «Tonton» et «Tantine».
Enfants du couple:
- Françoise Louisa Mathilde Ghislaine °30/1/1937
- Martine Jacqueline Josée Ghislaine °7/4/1945
Marraine: Jacquelyne Lison