°10 octobre 1779 Stockis/Grand-Rechain
† 5 décembre 1843 Grand-Rechain
Fils de Servais Barthélemy et de Catherine Lefin.
Le 1er 8bre 1779 est né à trois heures après midy en Stocquis, juridiction du
Grand Rechain, paroisse du Petit Rechain, et baptisé le 2 sous le nom de Jean Servais Joseph,
fils légitime de Servais Barthélemy et de Catherine Lefin, son épouse, domiciliés en
Stoquis, ayant eu pour parrain Jean Barthélemy demeurant à Lambermont, juridiction du Grand
Rechain, et pour marraine Jeanne Françoise Voisin demeurante au ban et paroisse
de Herve. Le père n'a pas comparu ne pouvant quitter son ouvrage.
N. Bissot, vicaire.
(extrait du registre paroissial de Petit Rechain, A.E.Lg)
Le parrain est Jean Barthélemy, son oncle, et la marraine est Jeanne Françoise Voisin qui habite au Ban de Herve. Les parrain et marraine signent.
Jean I va déclaré le décès de son père avec son frère Jacques le 20 fructidor an XIII (7 septembre 1805).
On lui donne alors la profession de «blatier».
Dans le livre écrit par H. Hans sur la seigneurie de Grand-Rechain, j'ai pu lire ceci sur les blatiers:
[
"... il se trouvait anciennement les blatiers (crah'li), qui transportaient
de temps immémorial, à dos de cheval, de la terre à foulon pour les usines de
Verviers. Un seul homme conduisait quelquefois jusque vingt chevaux échelonnés l'un à
l'autre, la plupart de race ardennaise, mais altérés par l'âge et la fatigue. ...
... l'historien Detroz raconte, dans son Histoire du Marquisat de Franchimont, que
la terre à foulon est un article essentiel qui manque souvent à Verviers, et qu'on
doit chercher à grand frais dans le Limbourg, où bien souvent on en défend la
sortie ..."
]
Jacques, de son côté est qualifié de «charretier».
Jean est encore qualifié de plusieurs autres professions: cordonnier (1802), charretier (1807), cultivateur (1810, 1814).
Jean épousa, à Battice, le 17 thermidor an 10 (5/8/1802) Marie-Jeanne Rensonnet, née le 2/7/1771 à Battice, fille de Pierre Rensonnet, cultivateur, né à Battice ± 1741 et de Marie-Jeanne Rensonnet, décédée le 2 germinal an 9 (23/3/1801) à l'âge de 65 ans.
Un des témoins est Jean Joseph Rensonnet, frère de Marie-Jeanne, né le 10/1/1761, cultivateur.
Il est à noter que tous les Rensonnet signent tandis que Jean ne signe pas. Il est de toute apparence illetré comme son père et son grand-père.
Marie-Jeanne Rensonnet est la soeur de Jeanne-Catherine l'épouse de Jacques, le frère de Jean.
°2 février 1771 Battice
† avant 1843 ?
[
Ici, je fais une petite digression. Arrivé à Jean dans mes recherches, j'étais convaincu que je descendais de paysans illettrés et que j'aurais quelque peine à aller plus haut que Jacques, le grand-père de Jean I. La réalité fut différente. L'oncle de Jean, Jean-Jacques ne fut, selon toute apparence, pas un illettré, du moins il signait, et avait une certaine position sociale dans la commune de Lambermont puisqu'il fut le parrain d'une nouvelle cloche de l'église du village.
Je fus encore plus étonné lorsque je découvris que l'arrière-grand-père de Jean avait une signature fluide et que le père de ce dernier fut bourgmestre d'Aubel et écrivait couramment. Il y eut donc une cassure dans le niveau d'éducation de mes aïeux qui s'arrêta avec Pierre-Joseph, le fils de Jean I. Le fils de ce dernier, Henry, mon arrière-grand-père, fut même ce qu'on peut appeler un «intello» puisqu'il fut archiviste, bibliothécaire, journaliste et écrivit même une pièce de théâtre.
]
°1803?
†16 nivose an 13 (6/1/1805) à Stockis à l'âge de 20 mois.
°22 floréal an 13 (12/5/1805) à Stockis
†14/10/1867 Petit-Rechain
Epousa Paschal Joseph Louis, maître briquetier. Le couple aura au moins un fils, Jean-Joseph-Louis, né ±1837. Ce dernier, avec la fonction d'industriel en 1877, ira alors déclarer le décès de son oncle Jean II Barthélemy avec son cousin Henry Barthélemy.
Paschal Joseph Louis possèda, en 1842, un terrain joignant la propriété de Pierre I Barthélemy en 1842. En 1862, il sera membre du Bureau de bienfaisance de Petit-Rechain.
°29/1/1807 Stockis
†19/3/1877 Petit-Rechain
Epousa Marie-Elisabeth Franck.
°10/5/1810 Stockis
†25/11/1878 Petit-Rechain
°27/3/1814 Petit-Rechain
†3/11/1818 Petit-Rechain
Jacques Herman naît en mars 1814 à Petit-Rechain. Jean I a donc alors quitté Stocquis pour Petit-Rechain. On y retrouve toute la famille aux recensements de la population de 1816, 1818 et 1820.
Le 15/11/1812, Jean I conclut un acte d'échange, devant le notaire Marck par lequel il cède sa part de la ferme de Stockis à son frère héritée de son père Servais. Sa mère, Catherine Lefin décéda peu après, le 14 janvier 1813.
En échange, Jean I reçoit la part d'héritage acquise par Jeanne Catherine Rensonnet de son père Pierre Rensonnet. Ce bien est situé à Battice et comprend une maison, un jardin légumier et trois prairies. Jacques II rachèta également les parts de ses deux soeurs, Marthe et Isabelle.
C'est ici que les destins des deux frères divergent
Jean I commença donc par être charretier ou «blatier» mais semble avoir une certaine ambition et acquiert de multiples propriétés à Petit-Rechain. Le 14 avril 1817, il achète, à François Joseph Lacroix, cultivateur demeurant à Herve, une «prairie sise à Petit-Rechain au chemin dit des Morts joignant aux propriétés des sieurs Stassart et Leporcq et au chemin des Morts» soit ±140 ares. Il paie 567 florins (nous sommes encore Hollandais) ou 1.200 frs que Jean I paie cash. Le notaire est F.G. Marck. Dans le relevé cadastral dit Popp de Petit-Rechain (environ 1860), c'est le chemin qui va de Petit-Rechain à Grand-Rechain qui est dit «voie des morts&aquo;.
Le même jour, Jean I achète à Wilkin Defauwe, huissier de tribunal de première instance séant à Malmédy et demeurant à Petit-Rechain, une carrière avec un four à chaux, le tout situé près de la chaussée (la route qui mène de Petit-Rechain à Dison) en la commune de Petit-Rechain joignant aux fonds de Herman Benselin, de Joseph L..., Paul Boland et de l'acheteur. Le pris est de 700 frs. Le notaire est toujours F.G. Marck.
Commence alors l'activité de la carrière qui sera connue sous le nom «carrière Barthélemy» jusqu'au début du 20e siècle.
Jean I eut une véritable frénésie d'achat et se mit à acquérir toute une série de terrains le long de ce qui est appelé rue de la Seigneurie en 1998 au-dessus du N°95. M. Jacquinet, alors ancien pharmacien qui tenait une officine au n°91 de la rue de la Seigneurie à partir de 1941, se souvenait encore que toutes les maisons situées sur le haut de la rue de la Seigneurie (anciennement rue de Dison) avaient été construites par des «Barthélemy».
Le 5 décembre 1820, Jean I achète à Guillaume Joisten, maréchal-ferrand, domicilié à Petit-Rechain, une «maison avec forge de maréchal et terrain y annexé propre à en faire un jardin, joignant à l'acquéreur, à Nicolas Granjean et à la chaussée qui tend de Petit-Rechain à Dison (soit la rue de la Seigneurie en 1998)». Ces terrains sont situés près de la carrière. Le prix est de 2.800 frs ou 1.320 florins et le notaire est Jean L.T.A. Prick de Petit-Rechain.
Le 8 avril 1824, Marie-Jeanne Defossé, veuve de Jean-Jacques Barthélemy et ,donc tante par alliance, de Jean I décède sans héritiers et ses biens sont partagés entre tous les neveux de Jean-Jacques Barthélemy le 22 septembre 1824. Jean I et son frère Jacques II y sont présents.
Le 14 octobre 1824, Jean I achète à Théodore Jacques Lepoure, cultivateur à Petit-Rechain, une parcelle de prairie sise à Petit-Rechain de ± 16 ares «joignant cette partie vendue du levant et nord au vendeur, du midi à l'acheteur et du couchant à Pierre Denis Neuville». Le prix est de 232 frs ou 109,02 florins.
Jean I entame une carrière d'industriel avec sa carrière et le four à chaux.
On retrouve également la trace de Jean I dans différents «rôles de la contribution foncière sur les propriétés bâties et non bâties» (A.E.Lg).
Dans le livre des dépenses de la commune de Petit-Rechain, on peut lire:
Jean I travaille apparemment avec son beau-frère Lambert Lambrette qui fournit ses services à la commune en tant que serrurier.
Maintenant, le fils Pierre-Joseph Barthélemy reprend les activités du père.
Jean I décéda le 5 décembre 1843 à Petit-Rechain. Il fut alors déjà veuf de Marie-Jeanne Rensonnet.
A la succession sont présents Jean II Servais, Pierre I Joseph et Marie-Jeanne àvec son époux Paschal Louis.
La succession comprend:
Jean II Servais reçoit 4, 5, 7, 8, 9 et 15 soit quatre maisons contigües qui donnent sur la rue de Dison (rue de la Seigneurie actuelle) et, à l'arrière, deux jardins. Il fera construire d'autres maisons sur la parcelle n°25 (cadastrées 25a et 25d) et sur le jardin parcelle n°19 (maison et cour cadastrée 19e et jardin cadastré 19b). Il reçoit encore la forge.
Marie-Jeanne reçoit, sur les Waides, un bâtiment rural et le pré attenant (n°64a). Elle y ferat construire une maison avec cour (n° 64f). Elle reçoit encore deux maisons avec cour attenante à la parcelle 64 (63a et 64b). Le tout longe la route de Petit-Rechain à Grand-Rechain nommée voie des Morts.
Pierre I Joseph reçoit un bois (n°2) qui se trouve à la limite de la commune de Battice, un pré (n°3) qui est attenant aux jardins de son frère, Jean II Servais. Il reçoit encore la carrière avec le four à chaux. Sur ce dernier terrain, qui longe la rue de Dison (rue de la Seigneurie actuelle), il va encore faire construire, à front de rue, 2 maisons. Il reçoit finalement la maison avec cour n°12 (cad. B, 13b) attenante à la carrière, à laquelle il ajoutera un atelier de menuiserie. Il va, par la suite encore, acheter, ou recevoir, des terrains le long de la voie des Morts, à côté des terrains de sa soeur et de l'autre côté de cette voie de Morts.
Fils de Jean I Barthélemy
°29 janvier 1807 Stocquis, Grand-Rechain
†19 mars 1877 Petit-Rechain.