Les Lison
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Origine de ces Lison

L'origine des Lison dont descend ma mère Jacqueline se situe dans la région de Flobecq. De là ils s'éparpillent dans toute la région. On en trouve jusque dans la région de Grammont.

Les archives de la province du Hainaut sont incomplètes. Celles-ci ont été bombardées à la deuxième guerre mondiale. Les actes notariaux manquent aussi. Les notaires hennuyers semblent ne pas vouloir les céder.

Le premier Lison plus ou moins certain s'appelle Christophe.


Christophe Lison

° ? Flobecq?
† ?

Christophe épousa Marie Main le 13/8/1686 à Flobecq

Le couple eut six enfants:

  1. Jean
  2. ° 15/10/1687 Flobecq

  3. Pierre
  4. ° 24/2/1690 Flobecq

  5. Marie Madeleine
  6. ° 7/9/1692 Flobecq

  7. Pierre
  8. ° 11/12/1696

  9. Marie Antoine
  10. ° 17/01/1702 Flobecq

  11. Adrien
  12. ° 4/6/1704 Flobecq

Pierre est l'aïeul de cette filière particulière des Lison.



Louis Joseph Lison

° 5/5/1807 Ghoy
† 25/12/1877 La Louviere (Baume)

Le père de Louis Joseph est Philippe Joseph, né le 29/1/1767 a Ghoy.

La mère de Louis Joseph est Marie Lucie Marbaix, née le 18/10/1769 a Ghoy.

Il y a quelques imprécisions sur la date de naissance. Si on s'en refère à l'acte d'état-civil, il s'agit bien du 5 mai a dix heures du matin. Par contre, l'acte de baptême n'est pas d'accord sur la date:

L'an de Ns JC dix huit cent sept le vingt cinq avril fut baptisé Louis Joseph Lizon, né en cette paroisse a trois heures ce matin, fils de Philippe et de Lucie Marbaix, conjoints habitans de ce lieu. Parrain Pierre Joseph Malrait, marraine Victoire Josèphe Lizon domiciliés en ce lieu, qui ont apposé leur marque. Le père absent.

A.J. Dieu Recteur

Le curé et l'officier de l'état civil ne sont pas d'accord. Louis est donc baptisé avant de naître officiellement. Ceux qui comparaissent a la mairie pour annoncer la naissance sont le parrain, Pierre Malrait, tisserand, et Pierre Joseph Malrait, ménager. Il faut croire qu'il n'ont pas eu le temps d'aller tout de suite a la mairie. Cela ne faisait qu'une dizaine d'années, avec l'occupation française, que les gens étaient obligés d'aller déclarer les naissances a la maison communale.

Au recensement de la population fait a Ghoy en ± 1830, Louis Joseph habite le hameau du Ginintrau, maison n° 172, a Ghoy. Il affiche alors la profession de tisserand.

C'est probablement la maison qu'occupait son père, mort le 9/9/1815. Avec Louis Joseph vivent son frère aîné Florent Joseph (° 11/2/1798), la femme de celui-ci, Marie Thérèse Couvreur (33 ans) et leurs deux enfants, Désirée Joseph (6 ans) et Jean Baptiste (3 ans). Florent est également tisserand.

Marie Lucie Marbaix, 60 ans, fileuse, vit également dans cette maison.

Au recensement de 1847, Louis Joseph a quitté la maison, qui est revenue certainement a l'aîné, et il vit dans une autre maison de Ghoy avec sa famille. On ne précise alors plus a quel endroit de Ghoy.

Entre-temps, Louis Joseph s'est marié a Flobecq, le 25/5/1836, avec Sylvie Sibille, née a Saint-Sauveur le 1/10/1815. Le père de Sylvie est François Joseph, cultivateur a Flobecq, décédé le 26/3/1830 et la mère est Rosalie Van den Byvanghe (?), décédée a Flobecq le 27/9/1828.

Sylvie Sibille

° 1/10/1815 Saint-Sauveur
† 22/7/1873 Baume (La Louvièrs)

Les enfants du couple sont:

Les enfants naissent d'abord à Ghoy. Les deux derniers à St-Vaast.

  1. Félicien
  2. ° 27/11/1836 Ghoy
    † 25/7/1890 La Louvièrs

    Rue de Belle-Vue

    Comme c'est apparemment l'habitude chez les Lison, l'enfant naît moins de neuf mois après le mariage.

    Félicien va épouser Pauline Berlot a Saint-Vaast le 14/1/1863.

  3. Mélanie
  4. ° 9/11/1839 Ghoy
    &dagger 12/10/1890 ?

    Epouse Nicolas Duriau dont elle aura trois enfants.

  5. Alexandre (I)
  6. ° 8/12/1841 Ghoy
    † 16/9/1902 Ressaix

    Rue des Garennes.

    Alexandre (I) est traité dans un chapitre a part.

  7. Jean Baptiste
  8. ° 20/10/1844 Ghoy
    † 13/4/1845 Ghoy

  9. Désirée
  10. ° 31/3/1846 Ghoy
    † 12/8/1912 ?

    Elle épouse le 9/5/1883, a La Louvièrs, Charles Adrien Ludé, employé, né le 17/2/1846 a Viesville, domicilié a Haine-St-Paul, fils de Charles Guillaume Ludé et de Cécile Wilmart ( 8/10/1872).

    Au mariage, le couple reconnaît un enfant, Charles Lison, né le 21/1/1878.

    Sont témoins, Félicien Lison, forgeron, et Julien Lison, employé.

    Le couple passe une convention matrimoniale le même jour devant maître Ribaucourt de La Louvièrs.

  11. Eugénie
  12. ° 9/3/1849 Ghoy
    † ?

    Elle épouse le 27/11/1872, a La Louvièrs, Raymond Alexandre Lhoir, forgeron, né le 15/11/1846 a Chaussée Notre-Dame Louvignies, fils de Henri Nicolas Lhoir et de Charlotte Lhoir.

    Un des témoins est Alexandre (I) Lison, profession maréchal, domicilié a La Louvièrs.

  13. Julien
  14. ° 30/8/1852 Ghoy
    † 18/6/1834 La Louvièrs

    Voir chapitre a part.

    Après la naissance de Julien, Louis Joseph quitte Ghoy le 6 mars 1854 pour St-Vaast, dont une partie deviendra La Louvièrs le 10 avril 1869. Il a encore deux enfants a St-Vaast:

  15. Elise
  16. ° 29/7/1857 St-Vaast
    † ?/?/1940

    A la déclaration de naissance, Louis Joseph affirme ne savoir écrire. Il déclare la profession de journalier.

    Elise déclare la profession de cuisinière en 1899 et épouse le 18/3/1899, à La Louvièrs où elle est domiciliée, Jules Hubert Raguet, ouvrier brasseur, domicilié a Steenkerque, né a Petit-Roeulx-lez-Braine le 18/2/1867, fils de Charles Louis Raguet, cantonnier et de Silvie Thomas.

    Un des témoins est le beau-frère d'Elise, Emile Duriau, 35 ans, verrier, domicilié a La Louvièrs.

    Elise mourra sans enfants en 1940. Elle possédait alors une maison et quelques biens et ceux-ci ont été légués a l'ensemble de ses neveux et petits-neveux. Un notaire en a établi une liste que Camille Lison, petit-fils de Julien, a pu consulter, ce qui lui a permis de retrouver l'ensemble des descendants de Louis Joseph.

  17. Clémence
  18. ° 25/1/1861 St-Vaast
    † 14/3/1907 ?

    Louis Joseph déclare à la naissance la profession de machiniste et signe l'acte.

    Clamence épouse le 24/7/1886, a La Louvièrs, Emile Joseph Duriau, verrier, né le 17/4/1864 a Haine-St-Pierre, fils de Louis Duriau et de Sophie Buscain. Clémence a alors la profession de servante.

    Un des témoins est Alexandre (I) Lison qui déclare alors la profession de machiniste. Domicile: La Louvièrs, ce qui paraît bizarre car, selon les registres de population de Ressaix, il s'est inscrit a cette commune le 7/12/1880 mais il est vrai qu'Alexandre (I) semble avoir beaucoup bougé au début de sa carrière pour les établissements Coppée.

    Le couple passe une convention matrimoniale devant maître Ribaucourt, notaire a La Louviers.

Dans l'ensemble, je n'ai pas pu trouver exactement quelle était la profession de Louis a Ghoy, avant son départ pour St-Vaast/La Louviers. En 1830, avant son mariage, il est tisserand ainsi que son frère Florent avec lequel il habite. En 1847, il devient "ménager", ce qu'on peut assimiler a petit exploitant agricole. Florent a le même titre.

Louis Joseph ne semble pas écrire couramment. Dans la plupart des actes, il signe mais péniblement.

Aucun souvenir direct de Louis Joseph ne m'a été transmis. Peut-être trois anecdotes qui peuvent le concerner.

La première vient de Camille Lison, petit-fils de Julien Lison. Louis aurait été profondément catholique mais il aurait eu des "histoires" avec un ou des curés. Les membres de la famille en seraient devenus anti-cléricaux tout en restant croyants. Selon Camille, Julien aurait été croyant tout en n'étant pas pratiquant.

Les deux dernières anecdotes viennent de ma mère, Jacquelyne Lison. Etant petite, elle aurait entendu parler, dans les conversations de famille, d'un aïeul, mais elle ne sait pas lequel, qui se serait porter garant pour un ami. Cet ami serait mort, sa femme n'aurait pas reconnu la dette et l'aïeul se serait retrouvé ruiné. Il peut s'agir de Louis et cela expliquerait son départ de Ghoy en 1854. Mais, Louis était-il propriétaire?

Jacquelyne Lison aurait aussi entendu que la famille (Carmen Lison?) détenait encore une feuille où aurait été inscrits les salaires des ouvriers où travaillaient Louis et Alexandre (I). On y voyait clairement que le fils gagnait plus que le père. Cela suppose que Louis Joseph et Alexandre (I) travaillaient dans la même usine. Peut-il s'agir des «Fours a Coke et Fonderies de Baume» qui avaient été fondées par Evence (I) Coppée. Louis Joseph est mort dans le hameau de Baume en 1877 et Alexandre (I) a travaillé toute la vie pour les Coppée. Julien a commencé a travailler a 12 ans dans une usine située a Baume.