Jacques Bartholomé
Lambermont
Page précédente :           

Jacques (Sébastien) Bartholomé

°16/3/1704 Aubel
†31/5/1785 Lambermont

Fils de Jean (0) Jacques Bartholomé et de Marie Delbrassinne.

Cette page a été écrite au tout début de mes recherches sur les Barthélemy à un moment où j'ignorais que Jacques I était l'arrière-petit-fils de Jacques 0 de Herve et de Jeanne Beaujean. Je lui avais d'ailleurs donné le numéro 1 car j'étais convaincu ne pas pouvoir retrouver son ascendance. Les RP de la paroisse de Petit Rechain me donnait très peu de renseignements et comme Jacques 1 était illettré, j'étais persuadé qu'il était le descendant de paysans illettrés dont j'aurais eu peu de chances de trouver des traces dans les registres scabinaux ou autres. Le hasard et la chance m'ont fait remonter jusqu'à Aubel et Herve et je me suis rendu compte que l'analphabétisme de Jacques I était presque une exception. Il semble aussi que l'apprentissage de l'écriture ait été mieux développé dans la franchise de Herve qu'à Aubel et, surtout, dans la paroisse de Petit-Rechain mais ce n'est qu'une hypothèse.

Jean (0) Jacques, le père de Jacques I est originaire d'Aubel où son père Jean (00) Jacques Bartholomé y était marchand et y fut aussi bourgmestre.

Jean (0) Jacques eut un frère appelé Lambert qui est resté à Aubel où il exerça également une activité de marchand. Marie Delbrassinne, son épouse, est la fille de Bastin Jean Gérard et de Catharina Cortraet d'Aubel.

Le 6 mai 1714, Jean (0) Bertholemy loue à Jean De Grandry des maisonnages situés au Thier de Hodimont. Ces maisonnages provenaient de feue Pétronelle Doursy, la belle-soeur de Jean De Grandry. Jean (0) quitte donc apparemment Aubel pour venir s'installer au Petit-Rechain. Dans un acte de la Cour de justice d'Aubel du 9 septembre 1720, on précise bien que Jean Jacq Barthelomé est «domiciliair» de Lambermont. Je ne sais pas s'il exerce la profession de marchand comme son père et son frère. Je n'en ai eu aucun signe jusqu'à présent.

Le 14 mai 1719, Jean (0) émancipe «hors de sa tutelle» ses deux fils Jean Jacques et Jacques par acte devant le notaire A. De Hauregard pour leur permettre de «faire un négoce». Jacques (I) a alors 15 ans et son frère Jean-Jacques presque 18 ans.
Il leur donne «une armoire et une couche pour leurs légitimes». L'acte est signé à Grand-Rechain.

Signatures acte d'émancipation

Le même jour, les deux frères achètent à Mathieu Wauthy une maison et jardin potager que Mathieu a fait bâtir «sus les biens qui furent Jean Dethier», et cela pour le prix de huit écus payables en quatre termes égaux de trois mois. Le père, Jean (0), se porte garant pour ses fils.

Après cela je n'ai plus aucune trace de Jean (0). Dans les tables de décès de Petit Rechain, on trouve une certaine «Jacques Barthélemy la veuve née Delbrassinne» qui décède le 13/4/1746 mais aucune trace du décès d'un Jean Barth(e)(o)l(o)(e)my.

Il faut noter que tous les Barthélemy (ou Bartholomé) signent: Jean (00), Jean (0), Lambert et Jean Jacques, le frère de Jacques (I). Jacques (I) est le seul à ne pas signer et à ne pas savoir apparemment écrire.

Le 5 avril 1724, Jean-Jacques, Jacques (I), leurs soeurs Elisabeth et Marie-Jeanne achètent, par acte devant le notaire R. Baar, un fournil avec assises,à un certain Jean Knops(1) mais ils doivent le restituer le 14 février 1726, «en retrait lignager» à un certain Jean Gilson qui agit en qualité de «sous-germain» de Jean Knops.


Retrait lignager

Voir «La seigneurie Del Beuck à Henri-Chapelle» par Arsène Buchet.

Livre en format .pdf: http://www.delbeuck.be/pages/documents.htm

Je cite une définition de «retrait lignager» telle que lue dans le livre d'Arsène Buchet:

Le droit de retrait, entériné par la Coutume de Limbourg, avait sa source dans l'esprit de famille, si puissant autrefois. Le plus «proisme» (proche) parent du vendeur d'un bien immeuble, féodal, allodial ou censal, cédé contre numéraire ou rente rédimible, pouvait, dans le délai d'un an et un jour de la vente et réalisation de celle-ci, se retourner contre l'acheteur moyennant remboursementdu prix de la vente, des frais et, éventuellemnt, des améliorations apportées, demander de retraire à son profit le bien vendu.


Jacques (I) épouse Marthe Doursy le 1/5/1732 à la paroisse de Petit Rechain. Marthe Doursy y fut née. Pour plus de détails sur les Dourcy, voir le dossier Dourcy.

Marthe Doursy

°17/2/1711 Lambermont
†29/4/1787 Lambermont

Marthe est la fille de Servais, décédé le 17/7/1728 et de Marthe Waut(h)y, décédée le 8/5/1722.

Dans les registres des Cours de Justice de Petit et Grand Rechain, on fait mention, les 15 et 19 juin 1734, de Jacques (I) Bertholemy et de Marthe Doursy, son épouse. Jacques (I) vend à Nicolas Maréchal "présent acceptans cincques et un quart dallers de rente hors d'onze et un quart affectans les biens de Henri Grandry tels qu'ils sont escheus à Marthe Doursy, son épouse, par act sous moy nottaire du 16 février 1729 avec surroguation de ses droits et obligation de vingt trois dallers affectans les biens de Wauthy Doursy en vertu dudit partage qu'il soumet à deffense judicielle de redemption à ses frais pour asseurance de faire à toujiours suivre les dits cincque et un quart dallers bons et paiables, et c'est parmy la somme convenue par luy la mesme receue dudit Maréchal, tous porteurs estans constitués pour la réalisation du premis ubiqz et les autres biens meubles et immeubles présents et futurs ubiqz dudit Bertholémy étans encore obligés pour faire suivre les prédits dallers.....".

Pour comprendre ce texte, il faut savoir que Marthe Doursy a hérité de son père, Servais Doursy, après partage avec ses frères et soeur, d'une rente de 28 3/4 dallers dont «cinq et un quart dalers restants sur les biens de Henry Grandry». Je ne sais pas encore qui est ce Henry Grandry. Apparemment, ce dernier était redevable d'une certaine somme à Servais Doursy et une partie de cette créance a été léguée à sa fille Marthe Joseph. Il semble qu'en 1734, Jacques (I) Barthélemy fasse appel à un «financier» pour avancer la somme en mettant cette créance comme garantie ainsi que ses biens meubles et immeubles présents et futurs. Selon ce même partage, Jean Doursy devait une rente de 16 dallers à sa soeur et Wauthy Doursy une rente de 7 1/2 dallers. On ne cite plus Jean Doursy dans l'acte de juin 1734 mais uniquement Wauthy qui semble avoir acquis la part de son frère Jean ainsi que la rente que celui-ci devait à sa soeur Marthe. Cela fait donc une rente d'un total de 16 + 7 1/2 dalers soit 23 1/2 dalers en tout. Dans l'acte de juin 1734, on ne parle plus que de 23 dalers, ce qui veut probablement dire que Marthe a déjà reçu 1/2 daler (il semble plutôt que le notaire a oublié de transcrire ce 1/2 daler puisqu'il sera repris plus tard, voir plus loin).

Le 24/4/1735, Wauthy Doursy, qui semble faire de nombreuses opérations immobilières, vend à François Legrand deux prairies, l'une au «pré Couhinne joignant à Olivier Desfawes et à Marguerite Wauthy», l'autre «joignant à Nicolas Delcour et Jean Henrikin». Si on comprend bien le jargon de notaire, l'acheteur est redevable à Jacques Barthélemy d'une somme de 6 dalers payables sous forme d'une rente annuelle de 4 florins. Wauthy Doursy ne doit donc plus que 17 1/2 dalers.

Le 25/4/1736, comparaît devant la Cour de Justice de Grand-Rechain, Guillaume Crosset, «lequel a déclaré de ratifier et aggréer l'obtention faite en son nom par son épouse et Léonard Wyot des maisonnages et biens qui furent à Henri Henrion à Lambermont sur la discussion en arrivée le 18 du courant, déclarant en outre de rétrocéder par cette les dts effects à Jacq Bartholemy présent et acceptant le surroguant dans la dite obtention au moen du prix d'icelle et p^mi accompli () sans les conditions y servantes pour assurance de tout quoi ledt acceptant a obligé spécialement les mêmes effects, dix sept dalers et demi sur les biens de Wauthy Doursy audit lieu, et généralement de ce qui fut mis en garde».

Il semble que Jacques (I) Barthélemy a acheté une propriété. Il met en gage les 17 1/2 dalers que Wauthy Doursy doit encore à sa soeur Marthe Joseph Doursy. Nicolas Maréchal (voir plus haut) semble donc avoir été remboursé de son prêt par Jacques (I).

Le 28 mars 1738, devant notaire H. Lepourceau, Jacques (I) Barthélemy loue sa maison, avec une partie du jardin potager, à Joseph XHOKAU, et cela pour un terme de 3 ans. La propriété joint à celle de Wauthy DOURCY. Jacques (I) se réserve l'étable et le résidu du jardin arboré. Le prix est de 8 écus ( 30 florins) par an.

Le 18 juin 1738, devant notaire A. Rensonnet et réalisé le même jour devant la cour de justice de GR, Jacques (I) Barthélemy achête au Sr LEMOINE, bailli et échevin d'Olne ... les maisonnages et biens à Lambermont qui furent à Louis POLIS... . . Jacques Barthélemy vend en échange une rente de 25 dalers 29 et un quart sous affectans les biens Wauthy DOURSY apprétiez à 625 Fl., 23 et demi d'iceux provenus à Marthe DOURSY, son épouse, au partage d'entre elle et consors arrivé sous moi notaire (A. Rensonnet) le 16/2/1729 et les deux dalers et treize sous de rente lui provenus de la vente des biens Pirette (II) DOURSY arrivé sous le notaire Pourceau et pour le surplus portant quatorze cent huitante un Fl. cinq sous, ledit Sr LE MOINE l'a converti en rente sur lesdits biens au denier vingt cinq (4%) faisant une rente annuelle de 59 Fl. cinq sous... . La terre acquise joint à celles de Wauthy DOURSY, Melchior DUDLET et Mathieu HENRION. Jacques Barthélemy oblige également une terre appelée «la Grande Waide» joignant à celles de Thomas XHARDE et Jean HENDRICK ainsi que la «Waide en Wainpré» qui joint à Thomas XHARDE et Pierre CLERDENT, toujours à Lambermont.

Jacques (I) Barthélemy ne semble donc pas avoir de fortune personnelle puisqu'il utilise l'héritage de sa femme pour acheter ces biens. Il est à noter que Jacques (I) met une seconde fois en gage les parts d'héritage de son épouse Marthe Joseph Doursy. Il l'avait déjà fait en 1736 à l'achat de la propriété qui est probablement celle qu'il a louée à Joseph Xhokau. Il a donc certainement totalement payé celle-ci avec le produit de son travail et non pas avec l'héritage de sa femme.

Le 7 juin 1739, Jacques (I) Barthélemy vend à Thomas SODAR les propriétés qu'il possède à Lambermont et qui joint à Wauthy DOURCY du levant et à Mathieu HENRION. Il s'agit de la propriété achetée en 1736, ou une partie de celle-ci, puisqu'on précise que le nouvel acquéreur peut profiter de «30 florins de louage fait de ladite maison à Joseph Xhokau» et cela jusqu'à mai 1740.

Le 1/10/1740, Jacques (I) Barthélemy et son beau-frère Wauthy DOURCY font un échange de propriétés. Acte passé devant notaire A. Rensonnet

Je ne trouve aucun acte de succession de Jean (0), le père de Jacques (I) que ce soit à Aubel ou à la cour de justice de Grand-Rechain ni aucune trace du frère de Jacques (I), Jean Jacques après 1740. Un certain Jean Jacques Bertholemy loue cependant une maison située au Faubourg d'Espagne à un certain Jean Braconnier. L'acte de location est signé à Lambermont devant le notaire H. Lepourceau. Le lieu-dit Faubourg d'Espagne devait se trouver à Hodimont, peut-être à la limite de Verviers mais il n'existe plus. Les deux enfants d'Elisabeth Barthélemy, soeur de Jacques (I), Jean Guillaume et Jean Jacques Roufosse, sont nés à la paroisse de Petit Rechain mais le curé ajoute «faub.» sur l'acte de baptême. Ce «faub.» doit signifier Faubourg d'Espagne, ce qui signifie qu'Elisabeth n'habitait pas loin de son frère aîné Jean Jacques. Dans un acte du notaire H. Le Pourceau du 25/3/1735, Jean Jacques est témoin, au domicile de Jean Rafhay à Tribomont (Lambermont, au dessus de Sur les Joncs). La signature de 1737 est cependant légèrement différente de celle de 1735 (et 1728). Il est donc possible qu'on ait affaire à un autre Jean Jacques.

Quelques autres mentions de Jacques (I) Barthélemy trouvée soit dans les registres des Cours de Justice soit dans les minutes de notaires:

En décembre 1739, on ouvre une instruction sur Wauthelet Gilson, lieutenant de la Compagnie (police) des villages de Lambermont et Wegnez, ressort du Grand Rechain. Les procès-verbaux des débats judiciaires ne se trouvent pas aux archives de Liège mais j'ai trouvé les déclarations de certains témoins faites devant le notaire à la réquisition de Madame la Baronne douairière de Woestenraedt. L'un des témoins interrogés (façon de parler car il ne semble pas bavard) est Jacques (I) Bertholemy. Voici des extraits du texte de l'interrogatoire:

Ce 31 xbre 1739 devant moy notaire royal et témoins soussignés sont comparus Mathieu FIOUX et Jaque BERTHOLEMY surcéans de Lambermont, lesquels, à la réquisition de Madame la Baronne douairière de Woestenraedt, Dame dudit lieu, ont en faveur de la pure et sincère vérité déclaré que le premier du mois de 7bre de l'an 1738, sans préjudice de la date plus précise, s'en allant au marché d'Aubel avec le nommé Wauthelet GILSON, les chiens d'iceluy-cy, dudit premier déclarant et du sr Thomas DEFIERENT s'ayant attaqué et battu en chemin faisant, ledit GILSON fut si oublieux et lâche que de tirer de sa poche un coteau, avec menaces que si on ne les séparoit, il en donneroit un coup à celuy dudit FIOUX ou que l'on verroit autre chose mais se trouvant fortement repris par ledit premier déclarant, il remis sondit couteau, ce que l'un et l'autre des comparants sont respectivement prêts de réitérer ... (fait) à ma résidence au Grand Rechain en présence de Nicolas FIOUX et de Léonard COLLETTE, témoins à ce requis.

De ce texte on peut tirer les renseignements suivants:

- Jacques (I) Barthélemy va parfois au marché d'Aubel avec des voisins (Mathieu Fiouxvet Thomas Defierent). Aubel n'est pas tout près et cela représente une marche de plus de dix kilomtres mais il est vrai qu'à l'époque on marchait beaucoup.

- Aubel est la ville de naissance de Jacques (I). Son oncle Lambert, décédé avant 1738, avait une propriété au marché d'Aubel et y tenait probablement boutique. Jacques (I) va peut-être y rencontrer des cousins dont l'un d'eux a peut-être repris l'affaire de son père. Il serait intéressant de savoir ce qu'il allait acheter ou vendre au marché d'Aubel.

- Les routes n'étaient peut-être pas sûres et on voyage à plusieurs avec des chiens. Jacques(I) ne semble pas avoir de chien mais il se peut simplement que son chien ne soit pas intervenu dans la bagarre.

- Dans l'interrogatoire, Jacques (I) semble jouer un rôle de second plan. Il est là pour confirmer les dires de Mathieu Fioux mais sans faire apparemment de déclaration orale et il ne semble pas intervenir pour calmer Wauthelet Gilson. Jacques (I) est le seul à ne pas savoir signer. Il me paraît être un homme calme et réservé ou est-il peut-être honteux d'être le seul à ne pas signer. On ne le cite dans aucune bagarre ou comme personnage présent dans un cabaret.

En 1741, Jacques (I) est présent à une vente aux enchères des biens de feu Jacques LEPOURCEAU. Il achète deux pots de terre et une «berwette».

En 1743, Jacques (I) a un voisin appelé Jean Jacquet dit VIGNOUL qui a un fils, Barthélemy Jacquet dit VIGNOUL qui fait des études en théologie à l'Université de Louvain.

Dans un acte du notaire Lepourceau du 10/8/1743, on trouve les déclarations de Jean François LEJEUNE, maître-maçon et entrepreneur et Gilles MOURAUX, maître-menuisier et entrepreneur, tous deux résidents à Ensival, qui ont examiné et apprécié pour Jean Jacquet dit Vignoul les bâtiments et maisonnages au Pont d'Ensival et au Wasay (on précise que cette dernière joint les propriétés de Jacques (I)).

Le 15/10/1747, il y a une vente publique, à Tribomont, des meubles délaissés par Agns Warsage et Anthoine Liégeois. Il y a un certain J: Bertholemy qui achète un «petit bache de vache». Il peut s'agir de Jacques (I) mais aussi de Jean Jacques, son frère.

Le 22/10/1750, à la vente publique organisée par les héritiers de feus Nizet Piette et Elisabeth Fraipont, Jacques (I) achète deux vieux seaux et quatre bouteilles pour 5 sous. Servais Doursy est également présent à cette vente.

Jacques (I) est cité, le 4 juin 1776, dans une «vente à l'encan» des «meubles, chevaux, bêtes à cornes, foins et pailles délaissés par feu le Sr expolitien François Lepourceau...». La vente est organisée par les héritiers (vente dirigée par la notaire Gérardy de Soiron). Il y achète cinq cercles de fer pour quinze et demi sous, un cracmain, une faucille et un rateau pour douze sous, un bois de lit dans la chambre sans rideaux pour 10 florins et deux sièges pour un florin 2 sous 1 liard. Dans cette vente publique, on trouve encore un certain Barthélemy Grégoire qui est l'époux de Marthe Barthélemy, la fille de Jacques (I) (ou son père qui porte le mme nom). Ils viennent de se marier, le 4/5/1776, et ils ont probablement besoin d'affaires pour le ménage. Barthélemy Grégoire achète, pour 5 florins 5 sous, les rideaux du lit qu'a acheté Jacques (I) Barthélemy (est-ce un cadeau de mariage de celui-ci pour sa fille?), un plat d'étain pour 26 sous (ou un florin 6 sous) et 2 liards, deux assiettes en étain pour 12 1/2 sous. Sont encore présents à cette vente publique: Mathieu Doursy, Wauthy Doursy, Henry Doursy, Jacques Goffart, beau-fils de Jacques (I) probablement, un certain Lambert Laviolette que je cite car il y a un Godard Laviolette qui épouse une certaine Anne Barthélemy, à Ensival, le 1/9/1765.

Jacques I décéda donc le 31/5/1785. Le 29 septembre 1785, sa succession est arrangée devant le notaire O. F. Dewez.

Marthe Doursy, la mère, conserve «le premier planché au-dessus de la cuisine pour y habiter et loger avec toute liberté pour elle et ceux qui voudront l'aller voir d'y aller et venir, dans les bêtiments, et la liberté pour ladite comparante d'aller par toutes les places desdits bâtiments et par toutes les pièces de fond ainsi qu'elle auroit pu faire avant la présente, se réservant cependant encore la défructuation des fonds et la habitation des bâtiments jusqu'au quinze avril prochain 1786 sauf que ceux qui y attomberont en pourront faire la culture déjà la nouvelle année première prochaine voir aussi que que chaque des copartageants devra lui payer et fournir tous les ans vingt fbs à son domicile sans semonces ...».



1. Jean Knops a acheté, le 30/6/1721, ce fournil à Henry Pourceau qui l'a obtenu au partage des biens des ses beaux-parents Henryon Lejeune et Anne Devaux (soeur de Marie Devaux, mère de Marthe Doursy, future épouse de Jacques I)


       


>