°2/9/1849 Petit-Rechain
†16/1/1904 Verviers
D'après tout ce qui m'a été dit, mon arrière grand-père, (Jean) Henri Joseph BARTHELEMY, était bibliothécaire. Il se donne cependant le titre de «généalogiste» dans les actes de naissance de ses enfants. D'après Yves Barthélemy, son petit-fils, il aurait fait la généalogie de la famille et aurait trouvé qu'elle descendait d'un aïeul français qui aurait participé à la Convention de 1789 (montagnard ou girondin). Ce révolutionnaire aurait dû fuir et se serait retrouvé finalement à Dison. Cette histoire est totalement fausse. Il y a bien trois révolutionnaires français qui portent le nom de Barthélemy mais ils n'ont jamais quitté la France. Quelqu'un dans la famille a inventé cette histoire, peut-être pour donner un passé glorieux à la famille. Jean Henri a probablement fait la généalogie de la famille puisqu'il avait accès, par son travail, aux registres paroissiaux de sa région de naissance. Cette généalogie a cependant été perdue. C'est lui encore qui a confectionné les tables alphabétiques de naissances, mariages et décès des registres paroissiaux de Verviers en 1875. Les volumes qu'il a réalisés sont encore aux archives de Verviers. Il était aussi archiviste. En 1892, la commune de Petit Rechain le paie 200 F pour classer les archives de la commune. Armand, son frère, était alors conseiller communal de la commune (voir photocopie de la séance de Conseil communal). Jean-Henri se donnait, avant de se marier, le titre d'écrivain. D'après Yves, la tradition voulait qu'il ait écrit des pièces de théâtre qui ont été jouées localement. Mon père, Yves Barthélemy ne s'était pas trompé. Henri Barthélemy a bien écrit deux comédies. La première porte le titre de «Un Héritage Retrouvé». Elle reçut un premier prix (Médaille d'or) au Concours de Littérature de 1883 des Soirées Populaires de Verviers. La seconde s'appelle «Un Cas de Folie», une comédie en un acte qui reçut un 2e prix au Concours de 1884 des Soirées Populaires de Verviers. Les deux comédies peuvent encore être consultées à la Bibliothèque de Verviers.
Henri Barthélemy fut également un membre fondateur du «Caveau Verviétois», une société de Verviers. Je sais peu de choses de l'activité d'Henri Barthélemy à cette société littéraire, à part qu'il écrivit des comédies. En 1892, il est le rapporteur d'un concours dramatique organisé par le «Caveau Verviétois». Il s'agit de pièces en wallon et il écrit la préface de la comédie «Bai Pisdu» qui a remporté le concours (voir photocopie).
Jean Henri Joseph se fait appeler Henri et c'est ainsi qu'il signe.
Il épouse le 4/2/1878, à Dison, Joséphine Elisabeth Lambertine Jacquet, née le 29/11/1856 à Dison, fille de Nicolas Joseph Jacquet, négociant, âgé de 54 ans, et de Anne Joséphine Magis, âgée de 57 ans. Voir copie du livret de mariage de Nicolas Jacquet et d'Anne Magis dont l'original est aux Archives de Verviers.
°29/11/1856 Dison
†10/11/1934 Uccle
Le 16/2/1878, Henri quitte Petit-Rechain pour s'installer, avec Lambertine Jacquet (le prénom «Lambertine» est celui qui est mentionné sur sa sépulture et je suppose que c'est celui qu'elle utilisait), à Dison. A la naissance d'Anna, en 1879, ils habitent rue Longue 77. Ils vivent probablement chez les beaux-parents qui habitent à la même adresse. Nicolas Jacquet a en effet acheté plusieurs maisons avec jardin et dépendances.
°18/1/1879 Dison
†fin années 1960 Uccle
Courageuse, elle allait, lorsqu'elle habitait av. Brugmann, chaque jour à pied d'Uccle à la Gare du Nord (elle travaillait à Anvers) pour ne pas payer un ticket de tram. Morte ± fin 1960. Je l'ai connue mais je n'ai pas eu beaucoup de conversations avec elle. Elle était déjà très âgée dans les années 1960 mais toujours vive.
°25/9/1880
†1941
Né le 25/9/1880 à 4h00. Voir dossier séparé sur Nicolas Barthélemy.
°13/7/1882 Dison
†±1950 Uccle
Elle pouvait avoir un sale caractère. Maman, Jacqueline, raconte l'anecdote d'une personne qui s'est fait marcher sur les pieds par Berthe dans le tram et qui s'est ensuite fait engueuler pour avoir été dans le chemin. C'était la personne la plus agréable quand elle était seule. Elle vous offrait alors tout ce qu'elle avait. Mais si ces soeurs étaient présentes, elle devenait absolument imbuvable. Si on avait le malheur de vouloir se servir d'un peu de beurre, elle faisait alors le réflexion: «Le beurre coûte cher!». Il faut préciser que toutes les soeurs non mariées sont restées ensembles. Chaque fois que l'une d'elle amenait un prétendant à la maison, les autres s'arrangeaient pour le faire fuir. Berthe a travaillé comme employée, secrétaire, comptable, dans un magasin de confection près de la Porte de Namur. D'après Yves, Berthe détestait les hommes. Elle aurait été emprisonnée pendant une quinzaine de jours à la guerre 14-18 pour une cause oubliée. Berthe est morte ± 1950.
°4/11/1884 Dison
†±1908 Congo
Né le 4/11/1884 à 19h à Dison. Au recensement de population de Verviers de 1900, il a la même profession d'employé de commerce que Nicolas. Il est mort au Congo avant la guerre 14-18 d'une maladie tropicale juste avant l'embarquement sur le bateau pour son retour en Belgique. Il participait alors à ce qu'on appelait les Forces Publiques.
°9/3/1888 Dison
†±1974
Ou «Mimie», née le 9/3/1888 à 11h à Dison, elle a d'abord travaillé pour la Société des Nations avant la guerre 40-45. Elle voyageait alors beaucoup. Ensuite elle a travaillé dans une banque. Secrétaire de direction d'un directeur haut placé. Ramenait le plus gros salaire et c'est elle qui avait le plus d'argent. Dans les années soixante, les soeurs habitaient un appartement relativement chic av. Albert à Uccle. Mimie était la plus posée et la plus calme des soeurs. Elle est morte ±1974.
°11/11/1890 Dison
†±1975 Uccle?
Pas d'autres prénoms, ou «Gaby» née le 11/11/1890 à Dison. Débrouillarde. Bricoleuse. Toujours en mouvement et pleine d'idées. Savait comment dépenser l'argent ramené par Mimie. A travaillé à l'ambassade de Turquie. Elle pouvait acheter de l'alcool et des cigarettes hors taxes qui s'accumulaient dans la cave. Les neveux Jacques et Yves (mon père) s'arrangeaient pour en voler une partie sans que les tantes n'en sachent rien. L'un des frères occupait l'une des soeurs dans l'appartement. Il s'était au préalable arrangé pour que la porte d'entrée ne soit pas totalement fermée. L'autre frère en profitait pour se faufiler et aller dévaliser la cave. Elle est morte vers 1975.
°6/10/1894 Dison
†±13/5/1957 Uccle?
Père de Yves Barthélemy, mon père. Est né le 6/10/1894 à Dison. Il est mort en 1957 (inhumé au cimetière d'Uccle-Verrewinkel le 13/5/1957). Pendant la guerre 14-18, il a fui la Belgique occupée, par la Hollande, pour rejoindre les forces armées belges libres qui combattaient dans le réduit du Westhoek. Il a été gazé à l'Yser et en a gardé des sequelles.
René a épousé, le 10/2/1923, à Bruxelles, Lucile Gabrielle Marie MASSON, née en France, à Clermont-Ferrand le 26/2/1899. Elle est morte d'une attaque cérébrale en 1949. Elle a rencontré René lorsqu'elle vivait à Bruxelles avec sa «marraine», une française également. Le père de Lucile aurait été artiste de Music-Hall (artiste lyrique sur l'acte de naissance de Lucile). Mais il était aussi «représentant de commerce à Paris. Celui-ci est venu 2-3 fois à Bruxelles voir sa fille. Yves se souvient de lui comme d'une personne qui faisait le clown. René et Lucile ont eu deux fils:
°2/3/1926 Ixelles
† 9/2001 Uccle
Epouse le 2/5/1950 Georgette Maria Titeux, née le 25/7/1932 à Forest. Le couple a un enfant: André, né le 17/2/1951.
°9/12/1929 Uccle
†12/2008 Gand
Il épouse le 14/10/1950 Jacqueline Marie Flore Ghislaine à Uccle. Ils divorcent le 22/04/1985 après ±20 ans de séparation. Yves vit depuis le début des années cinquante à Gand avec Ellie Bogaert.
Lorsque Yves est né, le couple habitait avenue Houzeau, 35, à Uccle, près de l'Observatoire. Auparavant, ils habitaient, jusqu'au 17/4/1926, à Ixelles, av. E. Van Driessche, 4. Ils déménageront encore deux fois à Uccle pour finir, le 29/09/1933, à Ixelles, près de la Clinique Edith Cavell, rue Joseph Stallaert, 71A. C'est là qu'il rencontrera sa future femme. Elle étudiait à Edith Cavell. Après la mort de Lucile, René a épousé une Hollandaise du nom de Melis en seconde noce. Il est alors allé habiter rue Robert Jones, 52 à Uccle où il est mort en 1957. René était géométre-expert. Il travaillait pour l'administration du cadastre située dans les batiments de Tour et Taxi. Ma mère, Jacquelyne Lison, me raconte qu'il lui ramenait parfois des registres pour qu'elle les recopie car il disait qu'elle avait une belle écriture. Elle était alors payée à la page recopiée.
°6/10/1894 Dison
†±1990
Soeur jumelle de René, Elle est la seule fille à s'être mariée. Sans enfants. Son mari était artiste qui dessinait très bien au fusain, d'après Yves, mais n'avait aucun sens des affaires. Germaine devait souvent demander à ses soeurs de quoi vivre. Germaine est morte vers 1990. Je ne l'ai jamais rencontrée. Elle a conservé cependant de nombreuses photos de famille dont celles de son père